le blog de Jean-Florent Rérolle

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dimanche 31 janvier 2010

Quand le politique s'aventure sur le terrain de la valeur ...

Le Président de la République Française a prononcé un discours devant le forum économique de Davos le 27 janvier 2010. Les réactions de la salle n’ont pas été très chaleureuses devant des propos qui n’ont pas convaincu en raison de l’importance des critiques et de la faiblesse des propositions. Libération raconte :

Malgré tout, à la fin du discours, seule une partie de la salle applaudit, et la grande majorité reste assise. Du coup, Sarkozy revient prendre la parole. Bafouille, en essayant de faire une nouvelle blague sur cette réaction en demi-teinte. Puis il se sauve jusqu’à son hélicoptère avec sa délégation. Pas sûr que sa prestation restera dans les mémoires.

Pour ne pas me contenter des réactions de la presse nationale ou internationale (souvent inutilement critique), j’ai récupéré le texte du discours. Comme dans tous les discours officiels, il est précisé que « seul le prononcé fait foi ». J’ai fait l’effort d’écouter la vidéo de ce discours. Je dois dire que l’on ne peut que partager les commentaires qui ont été fait sur le contenu de ces propos très langue de bois et fort peu constructifs.

J’ai été plus particulièrement intéressé par les quelques minutes où le Président a parlé de questions d’évaluation. S’évadant du texte qu’on lui avait préparé, il s’aventure sur un terrain dont il ne connaît que vaguement la topographie :

« Une des caractéristiques les plus frappantes de ce capitalisme que nous avons laissé naitre est que le présent y était tout et que l’avenir ne comptait plus. Tout pour le présent, immédiateté, plus rien pour l’avenir. On lisait cette dépréciation de l’avenir dans les exigences absolument exorbitantes de rendement. Ce rendement dopé par la spéculation et les effets de levier, c’était le taux d’actualisation des revenus futurs : plus ils s’élevaient, moins l’avenir comptait. Tout, tout de suite. On lisait cette dépréciation de l’avenir dans la comptabilité. Fantastique. On est venu à évaluer les actifs d’une entreprise au prix du marché, oubliant que le marché change sans arrêt en fonction des emballements boursiers. Quand l’euphorie gagnait les marchés, les bilans étaient réévalués et la réévaluation des bilans dopait à son tour les cours. Quand la défiance l’emportait, les bilans étaient déprimés et la dépréciation des bilans à son tour faisait baisser les cours. Nous avons touché du doigt les méfaits de cette comptabilité pendant la crise financière quand l’effondrement des marchés faisait fondre le capital des banques et aggravait la crise du crédit. Et on nous disait : les banques ne valent plus rien, elles ne peuvent plus rien prêter. Donc les entreprises ne pouvaient plus demander de crédit puisqu’on ne leur prêtait pas et on ne leur prêtait pas parce que la valeur des banques avait disparue, et la valeur des banques avait disparue parce qu’elle était elle même actualisée sur le cours de bourse du jour, que dis-je du jour, de l’après midi, du matin, de l’heure, de la minute. C’était tout notre système de représentations qui était faussé : la valeur économique d’une entreprise ne change pas de seconde en seconde, de minute en minute, d’heure en heure... Pour mesurer à quel point cette comptabilité peut être absurde il suffit de savoir qu’avec le système de la valeur de marché une entreprise en difficulté peut enregistrer un bénéfice comptable du seul fait que la dégradation de sa signature diminue la valeur de marché de sa dette ! Fallait y penser ! »

On ne peut bien sûr pas lui reprocher toutes ses approximations, ses caricatures et ses erreurs manifestes, mais elles expliquent le scepticisme des chefs d’entreprise et des banquiers qui assistaient à ce discours. J’espère que ses conseillers officieux les plus spécialisés dans les questions d’évaluation et de fair value auront le courage (ou la patience) de lui expliquer que la réalité est assez différente des images d’Epinal ou des analyses de bar de gare qui structurent la pensée du chef de l’Etat.

mercredi 5 août 2009

L'influence des créanciers sur la gouvernance

Une optique traditionnelle veut que la gouvernance de l’entreprise soit plus dominée par les actionnaires et leurs représentants que par les créanciers. Ce n’est que lorsque l’entreprise fait défaut que l’influence de ces derniers devient prédominante. Une étude de Greg Nini, David C. Smith et Amir Sufi (Creditor Control Rights, Corporate Governance, and Firm Value) parue en juin 2009 développe une thèse plus nuancée selon laquelle il existe une zone grise dans laquelle les créanciers exercent une influence croissante sur les décisions clés de l’entreprise, influence qui va bien au-delà de celle qui leur est dévolue contractuellement(*).
creancier et gouvernance

Le facteur déclenchant est la violation des covenants (obligations positives, négatives ou financières imposées dans la documentation de crédit) indépendamment de toute situation de défaut ou de faillite. Cette violation provoque toujours une renégociation des termes du contrat de créance (waiver en échange de conditions financières plus favorables aux créanciers), mais offre également aux créanciers l’opportunité de peser (« behind-the-scenes ») sur la gouvernance de l’entreprise : modification de l’équipe dirigeante, réduction des investissements, restructuration de la dette, réduction de la distribution de dividendes …

Quelles sont les conséquences de cette influence croissante des créanciers sur la valeur de la firme ?

Une approche traditionnelle soutient que celle-ci devrait en souffrir (renonciation aux projets d’investissement dont la VAN est positive, cession forcée des actifs les plus rentables, augmentation du coût du capital, …).

A l’inverse, on peut considérer que le vrai conflit d’agence n’est pas entre les créanciers et les actionnaires, mais plutôt entre les fournisseurs de capitaux externes et le management. Dès lors, le renforcement de l’influence des créanciers (en substitution ou en complément de celle des actionnaires) viendrait régler le problème classique de l’utilisation discrétionnaire des free cash flows par le management (cf Jensen). Les résultats de cette étude penchent nettement pour cette seconde interprétation : les auteurs constatent que les violations de covenants sont suivies d’une amélioration des performances de l’entreprise et d’une augmentation de son cours.

(*) Cette approche n'est pas nouvelle : voir par exemple Baird, Douglas G. and Rasmussen, Robert K.,Private Debt and the Missing Lever of Corporate Governance(March 24, 2005). Vanderbilt Law and Economics Research Paper No. 05-08; U Chicago Law & Economics, Olin Working Paper No. 247

samedi 25 juillet 2009

Les banques face à la dette LBO

La dette LBO constitue un risque important pour les principales banques françaises qui sont exposées à hauteur de 28 milliards d’euros. Si le nombre de LBO en défaut de paiement demeure encore relativement limité, une augmentation significative est très probable dans les 12 à 24 prochains mois. Dans bien des cas, ces dettes ne pourront jamais être remboursées complètement. Des restructurations sont inévitables pour mettre en place des structures financières compatibles avec une création de valeur plus modeste que celle que l’on avait imprudemment imaginée avant la crise.

Si les banques partagent avec les fonds de LBO la responsabilité de cette situation, leurs positions de négociation sont bien différentes. Lorsqu’ils sont prêts à investir (ou réinvestir) du « new money » les fonds exercent une pression forte sur les banques et demandent des abandons de créances importants afin de créer des conditions d’exercice favorable de la nouvelle option qu’ils vont détenir. Cette pression s’appuie opportunément sur une situation politique et sociale très défavorable aux banques dont on attend qu’elles se « rachètent » après avoir précipité l’économie mondiale dans la situation de crise que l’on connaît. Elle s’appuie aussi sur la meilleure information dont les fonds disposent sur l’entreprise grâce à leur proximité avec le management qui, de plus, ont les mêmes intérêts patrimoniaux qu’eux. Les fonds peuvent se faire une idée plus juste de la valeur en cas de meilleure fortune.

Face à cette situation déséquilibrée, les banques ont jusqu’à présent temporisé, en négociant au cas par cas des solutions transitoires. A l’exception de quelques dossiers emblématiques comme Autodistribution où elles n'ont pas su éviter des sacrifices importants, elles n’ont pas procédé à des provisions massives sur ces dettes.

Cependant, on constate une évolution sensible dans le comportement des banques. La récente restructuration de Monier et diverses déclarations de dirigeants de banques montrent que ces dernières sont aujourd’hui prêtes à adopter une stratégie proactive dans le processus de négociation et à accepter des montages financiers plus flexibles, qui ne sont pas pour autant exempts de toute difficultés.

En particulier, les banques doivent mettre en place des outils pour mesurer et comptabiliser la valeur (i) des entreprises en difficulté, (ii) des différents instruments financiers associés à la structure LBO existante et (iii) des futurs instruments associés à la structure de remplacement envisagée. Ces outils, pour être utiles à la négociation et à la décision, doivent être particulièrement sophistiqués puisqu’ils traitent d’objets complexes dans des situations particulièrement volatiles ( voir mon post sur les problématiques d'évaluation dans les situations complexes de restructuration) .

Les banques sont aujourd’hui prêtes à convertir la dette LBO en instruments donnant accès à des fonds propres. Cette conversion permet de régler le problème classique en théorie financière des transferts de valeur entre actionnaires et créanciers.

Je viens d'écrire un article en collaboration avec Franck Bancel, Professeur de finance à l'ESCP Europe et François Faure, Managing director de Houlihan Lokey sur les modifications récentes du comportement des banques dans les renégociations des dettes LBO. Cet article est paru dans la Tribune du 24 juillet dernier.

jeudi 16 juillet 2009

Faut-il jeter le bébé actionnaire avec l'eau du bain de la crise ? (*)

Avec la crise, la valeur actionnariale en a pris un sacré coup !

La refonte du capitalisme, système auquel on attribue tous les maux actuels (en oubliant la responsabilité des pouvoirs publics), s'appuie sur des accusations précises à l'encontre des actionnaires. Ceux-ci (et les administrateurs qui sont leurs représentants) n'auraient pas joué leur rôle. En exigeant une rentabilité de 15 % (chiffre mythique dont on cherche encore l'origine !!), ils auraient poussé les entreprises et les banquiers à la faute. En alignant les rémunérations des dirigeants sur l'évolution du cours de bourse, ils auraient rendu les managers obsédés par la performance à court terme censée guider la valeur de l'action. D'où des décisions stratégiques inadaptées, des prises de risque inconsidérées et une information financière manipulée.

Cette vision se retrouve dans la règle des 3 tiers énoncée par le Président de la République. Elle s'exprime dans les positions qui privilégient les "stakeholders" (employés, fournisseurs, clients, société) par rapport aux "shareholders". Même les plus ardents défenseurs de la cause actionnariale semblent anesthésiés lorsqu'ils ne retournent pas leur veste comme l'a apparemment fait Jack Welch :

"On the face of it, shareholder value is the dumbest idea in the world".

Faut-il servir les intérêts des actionnaires, ou bien ceux des « stakeholders » ? Les propos de « Neutron Jack » qui semble aujourd’hui abjurer la religion qu’il a imposé à GE pendant 20 ans sont troublants. Cependant, je n’ai pas l’impression que les promoteurs de la valeur actionnariale disent quelque chose de vraiment différent : le cours de bourse ne peut pas tenir lieu de stratégie. On ne mobilise pas ses employés autour de ce concept (sauf peut être chez les private equity et encore, seul le top management est vraiment concerné!). On ne peut pas soumettre l’intérêt de ses clients à ceux de ses actionnaires sous peine de perdre les premiers, puis, dans la foulée, les seconds. En réalité, comme le dit Jack Welch dans la même interview, « Shareholder value is an outcome ». Une entreprise cotée n’a malheureusement pas le choix : elle doit satisfaire ses actionnaires (et ses créanciers) car ce sont eux qui financent l’entreprise. Les entreprises privées familiales qui ont réussi à se développer aussi rapidement que leurs homologues cotées (je pense au groupe Mulliez par exemple) ont des approches similaires (mais sans la pression du marché).

La critique du court-terme du marché ne me semble pas fondée. La valeur des entreprises est très largement déterminée par leur valeur future (la fameuse valeur terminale). Si le cours d’une entreprise est sévèrement pénalisé à la suite de la publication de résultats médiocres, cela signifie que, aux yeux des actionnaires, ceux-ci augurent mal de ses perspectives à long terme (ou que la communication financière n’a pas été à la hauteur). Trop souvent, les dirigeants s’auto-intoxiquent en pensant qu’ils doivent à tout prix délivrer des résultats à court terme. Il est vrai que leurs conseils ou leurs banquiers justifient telle ou telle acquisition en soulignant le caractère « relutif » de celle-ci ou l’impact positif sur le BNPA.

On oublie que le concept de « shareholder value » et ses outils (comme le DCF) ont été présentés par ses promoteurs historiques (Rappaport, Copeland, Stern …) comme le moyen de mieux intégrer la stratégie à long terme de l’entreprise dans le calcul de sa valeur (voir mon article "Pour une réhabilitation de l'évaluation financière"). S’appuyant sur de nombreuses études académiques, ces auteurs ont mis en garde les entreprises sur l’incapacité des résultats comptables (en particulier le résultat net) à représenter fidèlement les performances actionnariales de l’entreprise. Ils les ont encouragés à investir sur le long terme pour dégager des cash-flows. Hélas, ils n’ont pas été entendus ou compris.

Ce malentendu est très certainement dû à une mauvaise communication des premiers. Mais il a été largement entretenu par les dirigeants. La durée de leurs mandats et leurs modes de rémunération ne les incitent pas à adopter une approche de long terme. Personnellement, j’ai tendance à considérer que le biais du court terme est plus souvent du coté des dirigeants que de celui des actionnaires (en particulier en France où la grande majorité des entreprises sont contrôlées par des actionnaires importants, voire dominants et protégés par de nombreuses mesures anti-OPA, autant de facteurs qui auraient dû rasséréner les dirigeants).

On se reportera avec profit à l'étude que Michael Mauboussin vient de publier ("In defense of shareholder value", dans laquelle il rappelle les fondements de l'approche préconisée par les promoteurs de la valeur actionnariale. Le rôle d'une direction générale est de créer de la valeur pour l'actionnaire, pas d'augmenter à tout prix le cours de bourse. C'est sur le long terme que la réconciliation s'opère, pas sur le court terme.

(*) ce texte a fait l'objet d'une publication sur le blog de la DFCG

mercredi 15 juillet 2009

Un outil pour suivre le déroulement de la crise et des réponses gouvernementales

Face au déferlement des événements depuis le début de la crise, à la multiplication des actions gouvernementales, il devient de plus en plus difficile à l'expert (comme au non-expert) de s'y retrouver. Il faut donc saluer l'initiative de la Federal Reserve Bank of New York qui a mis au point un outil exceptionnel.

Il s'agit :

Ces documents vont constituer des références précieuses.

mardi 11 novembre 2008

Vous saurez tout sur le VIX !

Les marchés sont nerveux. La volatilité des actions n'a jamais été aussi importante depuis 10 ans. Grâce (si l'on peut dire) à la crise financière, le grand public a découvert le VIX qui est l'indicateur privilégié par les investisseurs américains pour mesurer les anticipations de volatilité à court terme du marché. Le VIX est calculé sur la base des prix des options sur l'indice américain S&P 500.
Encore faut-il bien comprendre de quoi il s'agit. C'est l'objectif d'un petit papier publié par Robert Whaley : "Understanding VIX".

samedi 19 avril 2008

Risque et hormones

Une meilleure gestion du risque dans les salles de trading passe-t-elle par l'augmentation de la diversité endocrinienne des traders ? C'est la thèse de John Coates ancien trader à la Deutsche bank et chercheur à l'Université de Cambridge. Les stéroides affectent notre comportement, notre mémoire ou notre humeur. Le taux de testostérone augmente chez le mâle avant une compétition ou un combat. Il continue d'augmenter chez le vainqueur, et diminue chez le vaincu. Il donne une confiance accrue au vainqueur et l'incite à prendre plus de risque.

Cortisol and testosterone, it appears, are the chemical messengers our bodies use to signal economic risk and return. Moderate levels of steroids prepare traders for taking risks, but higher levels can impair judgment. If testosterone continued to rise it could, by fostering over-confidence and risk-seeking, lead traders to make irresponsible trades. Testosterone is likely to rise in a bull market, increase risk and exaggerate the rally. Chronic cortisol exposure, on the other hand, promotes feelings of anxiety, a selective recall of disturbing memories and a tendency to find danger where none exists. Cortisol is likely to rise in a crash, make traders dramatically and perhaps irrationally risk-averse, and exaggerate the sell-off.

La conclusion est évidente: il faut davantage de femmes et de séniors sur les floors de trading !

Sur le même sujet, voir le post critique de Pure Pedantry sur cette étude.

vendredi 18 janvier 2008

Evaluer l'insaisissable

L’évaluation des intangibles est un sujet brûlant pour des raisons comptables et stratégiques. Dans le cadre de leurs obligations comptables, les entreprises doivent s’interroger annuellement sur la valeur recouvrable de leurs actifs tangibles et intangibles. Par ailleurs, en raison de la place croissante des actifs intangibles dans le modèle de développement des entreprises, les directions générales sont incitées à mieux les appréhender afin de mieux les gérer et de mieux communiquer au marché la réalité financière de l’entreprise.

J’ai récemment traité de cette problématique dans un article d’Echanges, la revue de la DFCG (Association des Directeurs Financiers et des Contrôleurs de Gestion), article intitulé : "Evaluer l'insaisissable : mission impossible?". Je ne cache pas mon scepticisme devant les méthodes utilisées habituellement par les évaluateurs. Face aux difficultés méthodologiques que l'on rencontre dans ce domaine, l'évaluation doit être plus que jamais un outil d'analyse au service de la stratégie (même s'il faut souvent conclure par une valeur, l'humilité est nécessaire dans ce domaine ô combien complexe).

Au bout du compte, je pense que le marché financier est probablement le plus qualifié pour mettre un chiffre sur l'intangible. C'est d'ailleurs ce qu'il fait tous les jours: > La capitalisation boursière totale du CAC 40 s’établit à 1 309 Mds € au 31 décembre 2006, la valeur comptable de l’indice à 600 Mds €. Les actifs incorporels, y compris le goodwill, représentent 427 Mds € au sein des bilans du CAC 40, soit 32,6% de la valeur boursière totale. Le goodwill représente 60% du total des actifs incorporels. (Source: Profil Financier de l'entreprise du CAC 40, Ricol & Lasteyrie) Mais pour être sûr que la valeur des intangibles reflète la réalité, il est de la responsabilité des entreprises de donner au marché les informations financières et non financières dont il a besoin : le marketing actionnarial devient alors une fonction essentielle de la direction financière.

mardi 13 novembre 2007

Les leagues tables : méfiance !

Les leagues tables sont elles représentatives de la qualité des prestations des banques d'affaires ? Poser la question, c'est déjà un peu y répondre ... Le NewYork Time a publié une étude intéressante sur le sujet accompagné par un article qui s'intitule "They’re All No. 1, but Are They Worth It?".

Extraits :

The analysis looked at the performance of buyers after they made meaningful acquisitions — ones that were worth at least 10 percent or more of a buyer’s market capitalization and had a value of at least $250 million.Each deal’s performance was evaluated by looking at the buyer’s stock price 30 days before the announcement of the deal and again 18 months after the deal’s close, giving the buyer ample time to integrate the business and begin seeing results. The buyer’s stock performance was then benchmarked against an industry average to see how it compared with its peers (...) If there is any takeaway, it may be that the value of all this high-priced advice is ephemeral; the performance of deals is always going to be a crapshoot.

dimanche 30 septembre 2007

Les hedge funds sont les meilleurs amis des actionnaires minoritaires

A la suite d'une conférence organisée le 13 juin par l'AFGE (Association Française du Gouvernement d'Entreprise) à laquelle j'ai participé sur le thème des Hedge funds, j'ai été interviewé par Easy-Bourse sur le même sujet.

Extraits:

Il faut être logique. Nous ne pouvons pas d'un côté déplorer la faiblesse du gouvernement d'entreprise en France et l’indifférence ou l’impuissance des ctionnaires et, d’un autre côté, se plaindre ou s’émouvoir lorsque on est en présence d’actionnaires minoritaires particulièrement actifs comme les hedge funds. Nous avons là des gens qui sont de vrais actionnaires professionnels prêts à s'engager sur le long terme s’il le faut, pour faire bouger les choses. Les hedge funds sont les meilleurs amis des actionnaires minoritaires

Vous pouvez lire le texte intégral de cette interview ici.