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  <title>le blog de Jean-Florent Rérolle</title>
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  <description>Réflexions sur la finance, l'évaluation, la valeur actionnariale et la gouvernance</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 21:18:10 +0200</pubDate>
  <copyright>Ne pas reproduire sans citation et indication de l'URL</copyright>
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  <item>
    <title>Les nouveaux standards internationaux d'évaluation financière</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/06/20/Les-nouveaux-standards-internationaux-d-%C3%A9valuation-financi%C3%A8re</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e760b90084e9949f0d46aaa4285076d0</guid>
    <pubDate>Sun, 20 Jun 2010 14:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Actualité de l'évaluation</category>
        <category>IVSC</category><category>Juste valeur</category><category>Techniques Evaluation</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;L&lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/&quot;&gt;'International Valuation Standard
Council&lt;/a&gt; a lancé une consultation publique sur le &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/pubs/exp_drafts/ivs_20100610.pdf&quot;&gt;Proposed new
international valuation standards&lt;/a&gt;&amp;quot;, &lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/pubs/exp_drafts/ivs_qa_20100610.pdf&quot;&gt;consultation&lt;/a&gt; qui
s'achèvera le 3 septembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un texte important à deux titres:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Pour l'avenir de l'IVSC&lt;/strong&gt; dont la structure a été
totalement &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2008/02/15/Le-processus-de-restructuration-de-lIVSC-est-en-cours&quot;&gt;changée&lt;/a&gt;
il y a deux ans afin d'en faire un organisme de référence en matière
d'évaluation. L'IVSC est présidé par &lt;a href=&quot;http://gouvernancefinanciere.blogspot.com/2010/01/michel-prada-est-linvite-de-la-seance-8.html&quot;&gt;
Michel Prada&lt;/a&gt; dont la mission est de rendre cette institution incontournable
auprès des régulateurs internationaux. Sous son impulsion, des progrès
considérables ont été réalisés. L'IVSC est à présent un acteur reconnu par les
normalisateurs comptables, les organisations de régulateurs et les responsables
des principales institutions financières internationales. Une dynamique a été
créée : l'IASB et le FASB devraient se reposer davantage sur l'IVSC pour
tous les standards d'évaluation dans le cadre de l'application des normes
comptables. Le projet de normes qui est rendu public est donc une étape
essentielle dans la mise en place de l'IVSC.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;strong&gt;Pour l'avenir des marchés financiers&lt;/strong&gt; : ces standards
constituent une réponse à l'appel pour une “clarity and consistency in the
application of valuation standards internationally” lancé par le G20 lors du
Sommet de Londres d'avril 2009 dans sa &lt;a href=&quot;http://www.elysee.fr/download/?mode=press&amp;amp;filename=02.04_Declaration_renforcement_systeme_financier_V3.pdf&quot;&gt;
Déclaration du 2 avril 2009&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces standards se présentent en &lt;ins&gt;trois parties&lt;/ins&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;General Standards&lt;/strong&gt; : cette partie présente les grands
principes applicables à toutes les évaluations (concepts principaux, principes,
approches, fondements de la valeur, diligences, présentation des
conclusions)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Application Standards&lt;/strong&gt; : ils décrivent les différentes
situations dans lesquelles des évaluations sont requises et précisent les
spécificités des travaux à entreprendre dans chaque application (évaluation
dans le cadre des IFRS, tests d'impairment, ...)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Assets Standards&lt;/strong&gt; : ils précisent quels sont les
ajustements qui viennent en complément des standards d'application pour
répondre aux spécificités des actifs à évaluer ( Société, intangibles,
immobilier, instruments financiers ...)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Au fil de la lecture de ce texte, un certain nombre d'idées ou de positions
peuvent être relevées :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A la différence du prix, la valeur n'est pas un fait, mais l'estimation
d'un prix auquel pourrait se conclure une transaction sur l'actif à évaluer
(page 10, §3). La valeur est un prix hypothétique. Cette idée est évidente,
mais encore faut-il le rappeler et en mesurer toutes les conséquences.
L'évaluateur doit avoir une certaine humilité car reproduire les effets d'une
négociation sur un marché n'est pas facile ! Il doit développer sa
position en ayant conscience de toute la subjectivité (page 14, §21) qui
s'attache à l'exercice, et l'honnêteté intellectuelle exige qu'il explique de
manière détaillée son raisonnement, les hypothèses qu'il retient, les limites
de ses conclusions.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les marchés ne sont pas parfaits et les acteurs (market participants)
réagissent à ses imperfections. Malgré ce constat (page 11, §9) , le texte qui
est proposé par la suite repose très largement sur l'hypothèse d'efficience des
marchés. Dans le même paragraphe, on peut lire : &amp;quot;a valuation that has the
objective of estimating a price in the market has to reflect the conditions in
the relevant market on the valuation date, not an adjusted or smoothed price
based on a supposed restoration of equilibrium&amp;quot;. Cette position contredit celle
qu'avait prise les autorités notamment françaises à l'occasion de la clôture
des comptes de l'exercice 2008. Le paradigme de l'efficience des marchés se
retrouve lorsque l'on privilégie les approches de marché comme méthode
d'évaluation (cf la hiérarchie des approches, page 16, §6). Cette vision des
marchés est pour le moins discutable (et très &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2010/05/23/Un-nouveau-paradigme-financier-%3A-r%C3%A9ponses-%C3%A0-l-inefficience-des-march%C3%A9s&quot;&gt;
discutée&lt;/a&gt; !).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les différents niveaux d'activité d'un marché sont une réponse aux
mouvements de prix plutôt que la cause de ces mouvements de prix. Il s'agit là
d'une idée très importante : les prix sur le marché financier ne se
forment pas en fonction de la loi de l'offre et de la demande. Ils dépendent
des cash flows futurs de l'entreprise (ajustés par le risque) tels qu'ils sont
attendus par les investisseurs actuels ou potentiels (voir le livre &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.expectationsinvesting.com/&quot;&gt;Expectations investing&lt;/a&gt;&amp;quot; de
Rappaport et Mauboussin).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;A la différence des normes IFRS qui établissent une hiérarchie des données
utilisées pour une évaluation, les IVS utilisent une hiérarchie des approches
(page 16, §6) en privilégiant les observations directes sur un marché, puis une
approche par les multiples ou les cash flows ou encore par les coûts. On a
relevé plus haut le caractère discutable de cette approche qui privilégie la
vision du marché supposée fiable. Il faut rappeler que dans une approche
française (cf le rapport Naulot et la réglementation en matière d'&lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/2007e_L_An_I_de_la_nouvelle_expertise_ind_pendante__r_flexion_critique_avec_D._Schmidt_RDBF__Sept-oct_2007.pdf&quot;&gt;expertise
indépendante&lt;/a&gt;), le cours de bourse n'est pas une méthode d'évaluation, mais
une référence.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En cas d'utilisation de plusieurs approches, il convient de les pondérer et
les &amp;quot;réconcilier&amp;quot; pour aboutir à une valeur finale (page 17, §8). Cette
position assez traditionnelle est discutable. Si l'on obtient des valeurs
différentes dans deux approches philosophiquement identiques (comme un multiple
et un DCF) cela veut dire que l'on a utilisé des hypothèses différentes.
L'évaluateur doit chercher à comprendre d'où vient l'incohérence plutôt que de
conclure en pondérant les résultats obtenus d'une manière qui sera de toute
façon totalement arbitraire. Par ailleurs, on peut s'étonner que l'on n'offre
pas à l'évaluateur la possibilité de déterminer non pas une valeur, mais une
fourchette de valeur.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Les standards de valeur (basis of value). Il s'agit là d'un concept
classique pour les anglo-saxons, mais moins répandu en France (ce qui entraîne
souvent beaucoup de confusion). Définir le standard de valeur consiste à
déterminer l'angle d'analyse fondamental que l'on choisi pour évaluer l'actif
(nature de la transaction hypothétique, relations entre, et motivations des
parties, degré d'exposition de l'actif au marché ...). Les IVS proposent 3
standards différents :&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;a) &lt;em&gt;Market value&lt;/em&gt; : c'est celle qui découle d'un échange
hypothétique sur un marché. C'est l'équivalent de la Fair value des
IFRS.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) &lt;em&gt;Investment value&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Special value&lt;/em&gt; : dans ce second
standard, on cherche à estimer les bénéfices que l'entité retire de la
possession de l'actif. La valeur est spécifique à l'entité. Un bon exemple sera
la valeur d'usage qui est l'une des valeurs utilisées pour le calcul de la
valeur recouvrable dans les tests d'impairment. Ce concept est semble-t-il
étendu à un acheteur spécial (c'est le concept de &amp;quot;special value&amp;quot;) qui pourrait
mettre en oeuvre des synergies qui lui sont propres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) &lt;em&gt;Fair Value&lt;/em&gt; : c'est le prix qui serait raisonnablement
accepté par deux parties spécifiques. L'actif n'est pas forcément mis sur le
marché et le prix peut refléter les rapports de force dans la négociation.
Cette approche était l'ancienne investment value. De manière curieuse, le texte
ne mentionne pas l'un des paramètres essentiels à prendre en compte : les
&lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2010/06/06/Synergies-potentielles-et-valeur-financi%C3%A8re-d-une-entreprise&quot;&gt;
synergies&lt;/a&gt; de l'acheteur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dans un standard consacré au &amp;quot;valuation reporting&amp;quot;, les IVS précisent quels
sont les éléments que l'utilisateur de l'évaluation doit retrouver dans le
rapport final. Un grand nombre de ces éléments sont habituels et les
évaluateurs ne seront pas surpris de les retrouver ici. En revanche, il manque
quelques informations qui sont essentielles : les études de sensibilité et
les limites de l'exercice.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les deux autres parties du document (Application
standards et Assets standards), leur contenu n'est pas révolutionnaire puisque
les IVS se contentent de rappeler quelques règles spécifiques à d'autres
standards ou normes et ne précisent la façon dont ils doivent être ajustés, le
cas échéant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les IVS ont l'ambition d'être suivis par la majorité des évaluateurs dans le
monde. Nul doute qu'en publiant des standards dans un fascicule de 125 pages
téléchargeable sur Internet (au lieu du livre très épais et dense dans lequel
étaient présentés les anciens standards), l'IVSC se donne les moyens de cette
ambition.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces principes sont particulièrement &amp;quot;high level&amp;quot; et ne peuvent pas
aider les praticiens dans leurs tâches quotidiennes. Ce sera au &lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/boards/professional/index.html&quot;&gt;Board Professionnel de
l'IVSC&lt;/a&gt; de préparer des &amp;quot;guidances notes&amp;quot; plus détaillées et pratiques.
Plusieurs sont en cours d'élaboration (cash flow actualisés, approche par les
coûts) ou ont déjà été publiées (&lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/pubs/gn4-2010.pdf&quot;&gt;évaluation des actifs
intangibles&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Note: l'auteur de ces lignes est membre de l'International Professionnal
Board, organe de l'IVSC qui n'a pas participé à l'élaboration des standards,
élaboration qui est de la compétence exclusive du &lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/boards/standards/index.html&quot;&gt;Standards Board&lt;/a&gt;, organe
indépendant.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/06/20/Les-nouveaux-standards-internationaux-d-%C3%A9valuation-financi%C3%A8re#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Synergies potentielles et valeur financière d'une entreprise</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/06/06/Synergies-potentielles-et-valeur-financi%C3%A8re-d-une-entreprise</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fa62f03e25925c0838f985854c6ae9d4</guid>
    <pubDate>Sun, 06 Jun 2010 19:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Actualité de l'évaluation</category>
        <category>Fairness opinion</category><category>Finance</category><category>Gouvernance</category><category>Pratiques</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La France est un des rares pays à avoir réglementé les conditions dans
lesquelles un &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/2007b_L_expertise_ind_pendante_gagne_du_terrain_interview_Option_Finance_26_mars_2007.pdf&quot;&gt;
expert indépendant&lt;/a&gt; doit se prononcer sur le caractère équitable d’une offre
publique. Cependant, de nombreuses &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/2007e_L_An_I_de_la_nouvelle_expertise_ind_pendante__r_flexion_critique_avec_D._Schmidt_RDBF__Sept-oct_2007.pdf&quot;&gt;
incertitudes&lt;/a&gt; demeurent sur la façon dont l’expert doit mener son analyse.
Dans la pratique, les observateurs (et la plupart des professionnels) ne font
pas la différence entre attestation d’équité et évaluation. Or une attestation
d’équité ne se réduit pas à une évaluation. Bien d’autres paramètres sont à
prendre en considération. L’offre publique d’achat lancée sur les actions de
&lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/FR/Home.aspx?LangType=1036&quot;&gt;Spérian&lt;/a&gt; permet
de montrer que l’analyse d’une transaction ne se réduit pas à une simple
comparaison entre un prix et une valeur intrinsèque.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cotée sur le marché Eurolist (Compartiment B)- Euronext Paris &lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Supplementary/Documents_and_Downloads/Corporate/Regulated_Information/Other_Regulated_Information/37152/1036.aspx&quot;&gt;
Spérian&lt;/a&gt; est spécialisée dans les équipements de protection individuelle.
Elle est un des leaders mondiaux dans ce secteur avec 660 millions d'euros de
chiffres d'affaires en 2009, 6000 employés répartis dans 26 pays et 27 sites de
production sur 5 continents.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 mars dernier &lt;a href=&quot;http://www.cinven.com/&quot;&gt;Cinven&lt;/a&gt; annonce son
intention de déposer une offre publique visant à prendre le contrôle de
Spérian. La transaction prévoit que les &lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Investors/Share_and_Shareholding/Structure_de_l_actionnariat.aspx&quot;&gt;
deux actionnaires principaux&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.essilor.com/&quot;&gt;Essilor&lt;/a&gt;
et Mme Dalloz qui possèdent respectivement un peu plus de 15 et 13 % du capital
et 23 et 20% des droits de vote) apportent leurs titres à une holding destinée
à être le véhicule de reprise de la société cotée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix offert est de 70€ (ce qui représente une valeur d’entreprise de 766
M€ et un multiple de 9x l’EBIDA 2009), montant qui peut être rapproché du cours
précédent l’annonce de l’offre (60,5€) et du cours moyen pondéré des volumes
échangés de sur les 3 mois précédents l’offre(53,5€). Sur cette base
apparemment intéressante, le conseil d’administration publie un communiqué
soulignant le caractère amical de l’offre et le fait qu’elle permet « aux
actionnaires qui le souhaitent une option de sortie à des niveaux de primes
significatifs sur le cours de bourse ». Il s’agit là d’une formulation prudente
qui n’est pas (encore ?) une recommandation puisqu’il faut attendre la remise
du rapport de l’expert indépendant avant de prendre une position plus
tranchée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’intervention d’un expert est en effet nécessaire en raison de la présence
ou de la perception de conflits d’intérêt potentiels ou manifestes. On peut
imaginer que le management qui reste dans la société a participé à la
négociation des conditions de l’opération avec l’initiateur, y compris celles
de son maintien à la tête de l’entreprise. Par ailleurs, les deux actionnaires
principaux de la société, qui sont représentés tous les deux au conseil,
restent au capital (en apportant leurs actions à la holding de reprise) malgré
les conditions apparemment avantageuses proposées aux actionnaires
minoritaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation n’a pas manqué de susciter des &lt;a href=&quot;http://www.boursorama.com/forum-sperian-protection-ex-bacou-l-adam-conteste-aupres-de-amf-398549983-1&quot;&gt;
réactions critiques&lt;/a&gt; de la part de ces derniers sur deux
points :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L’insuffisance du prix&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;L’inégalité de traitement des actionnaires historiques qui pouvaient
bénéficier dans le futur d’une amélioration de la valeur de l’entreprise alors
que les actionnaires minoritaires étaient invités à sortir (ou à accepter une
liquidité moindre du titre au cas où ils décideraient de ne pas apporter leurs
actions).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le premier point, certains actionnaires ont noté que
l’offre valorisait les fonds propres de la société à 532 millions € alors même
que l’actif net par du groupe au 31 décembre 2009 était de 587 millions €.
Accepter la valeur proposée revenait donc implicitement à considérer que la
rentabilité économique future de l’entreprise devait être nécessairement
inférieure à son &lt;a href=&quot;http://www.sciences-po.fr/spf/diplomantes/finance_entreprise/pdf/Evaluation_analyse_creation_valeur.pdf&quot;&gt;
coût du capital&lt;/a&gt;. Hypothèse audacieuse pour une pépite leader sur son marché
dont on ne pouvait ignorer le caractère stratégique aux yeux d’un certain
nombre d’acteurs du secteur. Hypothèse difficilement admissible dans le cadre
d’une transaction lorsque l’on compare le multiple qui ressort de l’offre ( 8,5
x l’EBITDA 2010) avec celui offert dans des transactions similaires récentes, à
savoir la reprise &lt;a href=&quot;http://www.aearo.com/default2.cfm&quot;&gt;d’Aero&lt;/a&gt; par
&lt;a href=&quot;http://solutions.3m.com/wps/portal/3M/en_US/Health/Safety/&quot;&gt;3M&lt;/a&gt; en
novembre 2007 (11,2x) et celle de &lt;a href=&quot;http://www.nspusa.com/&quot;&gt;Norcross&lt;/a&gt;
par Honeywell en avril 2008 (12,8x).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde critique soulève une question bien connue. La réglementation
n’impose aucune contrainte de prix minimal à l’initiateur en cas d’offre
volontaire. Celui-ci a beau jeu d’expliquer que les actionnaires qui ne sont
pas intéressés peuvent conserver leurs titres et ainsi bénéficier du potentiel
d’appréciation futur qu’on refuse de leur donner immédiatement. Ce raisonnement
serait parfaitement acceptable s’il n’existait pas deux risques à peine
voilés : un risque de diminution de la liquidité du titre qui aurait un
impact négatif sur le cours, et un risque de transfert de valeur au profit de
l’initiateur si la gouvernance mise en place n'était pas protectrice des
intérêts des minoritaires. En réalité, on se trouve face à un chantage (je n'ai
pas trouvé d'expression plus &amp;quot;soft&amp;quot; ...) qui aboutit dans la réalité à une
offre de retrait obligatoire qui ne veut pas dire pas son nom.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actionnaires minoritaires avaient donc commencé à contester l’opération
et avaient mandaté &lt;a href=&quot;http://gouvernancefinanciere.blogspot.com/search/label/S%C3%A9ance%2012&quot;&gt;Colette
Neuville&lt;/a&gt; à cette fin. Le conseil d'administration de Spérian &lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Supplementary/Documents_and_Downloads/Corporate/Regulated_Information/Other_Regulated_Releases/37044/1036.aspx&quot;&gt;
confirme&lt;/a&gt; encore le 5mai que l'offre Cinven est toujours d'actualité. C’est
dans ces circonstances que le &lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Supplementary/Documents_and_Downloads/Corporate/Regulated_Information/Other_Regulated_Releases/37136/1033.aspx&quot;&gt;
19 mai 2010&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://investor.honeywell.com/phoenix.zhtml?c=94774&amp;amp;p=irol-newsArticle&amp;amp;ID=1428934&amp;amp;highlight=&quot;&gt;
Honeywell&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.amf-france.org/DocDoif/txtint/opdepotPdf/2010/210C042700.pdf&quot;&gt;propose
d’acquérir&lt;/a&gt; Spérian Protection en offrant 117 euros par action, soit une
prime de 93% par rapport au cours du 30 mars et de 67 % par rapport à l’offre
de Cinven. La prime est justifiée par des &lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Supplementary/Documents_and_Downloads/Corporate/Presentations/37139/1036.aspx&quot;&gt;
synergies&lt;/a&gt; significatives dégagées par l’opération. Cette fois-ci les
actionnaires historiques cèdent leur participation. Le conseil d’administration
&lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Supplementary/Documents_and_Downloads/Corporate/Regulated_Information/Other_Regulated_Releases/37136/1033.aspx&quot;&gt;
approuve&lt;/a&gt; à l’unanimité cette nouvelle offre qui devrait être plébiscitée
par les actionnaires minoritaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut tirer plusieurs enseignements de cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d’abord, sur le rôle du &lt;a href=&quot;http://www.sperian.com/Investors/Corporate_Governance/Conseil_d_administration.aspx&quot;&gt;
conseil d’administration de Spérian&lt;/a&gt;. La société adhère au code AFEP-MEDEF.
Elle a mis en place une dissociation des fonctions de Directeur Général et de
Président. Elle a même un comité de &amp;quot;Gouvernance&amp;quot; dont on peut imaginer qu'il a
en charge les problématiques de conflits d'intérêt (même si à la date où ce
post est écrit, le site internet de la société indique qu'il comporte un
administrateur d'Essilor et un représentant de l'actionnaire fondateur ...). Il
n'y a pas d'indication publique sur le rôle joué par le conseil dans la
négociation avec Cinven. Aux Etats-Unis, un conseil d’administration a le
devoir de vérifier qu’une offre publique sur les titres de la société
représente la meilleure option pour les actionnaires. Bien souvent, un comité
d’administrateurs indépendants est chargé de négocier avec l’initiateur afin
d’éviter que des conflits d’intérêt ne viennent affecter la décision. Dans le
cas d’espèce, il ne semble pas y avoir eu de processus de vente destiné à
obtenir la meilleure offre. Si les fonds qui s’étaient manifestés au cours des
trois dernières années ont été contactés, les industriels, acheteurs
stratégiques, ne l’ont apparemment pas été. Ce n’est que dans un deuxième
temps, sous la pression des activistes que le jeu semble avoir été ouvert. On
peut s’interroger sur la responsabilité encourue par un conseil lorsqu’il ne
fait preuve d’aucune diligence pour favoriser la meilleure option pour ses
mandants, ou tout au moins vérifier que d’autres options ont été
examinées.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette affaire démontre que les travaux d’évaluation d’une société à
l’occasion d’une opération financière doivent nécessairement prendre en
considération le contexte de l’opération, ce qui avait déjà été écrit dans le
&lt;a href=&quot;http://www.amf-france.org/documents/general/6035_1.pdf&quot;&gt;rapport
Naulot&lt;/a&gt; commandité en 2006 par l'AMF. L’expert doit examiner les conditions
dans lesquelles le prix a été formé. On peut présumer son caractère équitable
s’il découle d’un processus de vente structuré qui a mis en compétition
plusieurs acheteurs potentiels, cette présomption devant naturellement être
vérifiée par des travaux d’évaluation plus approfondis. Lorsqu’au contraire il
n’y a pas eu de mise en concurrence, que l’offre est faite dans une période où
le cours apparaît déprimé soit pour des raisons de marché, soit pour des
raisons qui tiennent aux performances économiques récentes de la société et
enfin que les actionnaires contrôlants décident de rester au capital, l’expert
doit redoubler de vigilance et intégrer dans son analyse les conséquences
qu’aurait pu avoir la mise en œuvre d’un processus de vente structuré. A défaut
de pouvoir les utiliser directement les multiples de transactions comparables
offrent un point de départ utile à l’analyse.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’affaire Spérian illustre également de manière éclatante la nécessité pour
l’expert de s’interroger sur les synergies potentielles créées (par
l’opération) ou … écartées (pour l’analyse du contexte évoqué précédemment !).
La valeur d’une entreprise est inséparable d’une anticipation sur ses
perspectives futures. Conceptuellement, cette valeur est égale à la somme de
toutes les valeurs qu’elle prendrait dans chaque scénario d’avenir possible
pondérées par la probabilité d’occurrence de chacun d’entre eux. En procédant à
l’actualisation des flux de liquidités « espérés » (au sens
mathématique du terme) les méthodes intrinsèques (comme les DCF) sont une
parfaite mise en œuvre de ce concept. A partir du moment où une opération est
envisagée ou même envisageable, les perspectives d’activité de l’entreprise se
transforment et la valeur de la société en est directement affectée. L’expert
doit s’interroger sur les transformations potentielles que la décision de céder
fait subir à la valeur de l’entreprise et s’assurer que tous les éléments
nécessaires à la quantification de ces transformations sont mis à sa
disposition.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines situations, il est clair que les opportunités de création de
valeur sont limitées. Si l’initiateur contrôle déjà la société visée, il est
probable que toutes les synergies ont déjà été mises en place. Les opportunités
de création de valeur sont déjà intégrées dans le plan d’affaires de la
société. Les seuls avantages de l’opération sont alors des économies liées à
suppression des coûts de cotation ou celles résultant d’une optimisation
fiscale.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans d’autres cas, les opportunités de création de valeur sont plus
substantielles. Certes, les fonds d’investissement ne peuvent pas mettre en
œuvre de synergies industrielles, mais la mise sous tension actionnariale de
l’entreprise a des impacts bénéfiques sur la création de valeur. Si
l’initiateur est un acheteur stratégique, la valeur créée par l’opération
dépend des synergies opérationnelles qui seront mises en œuvre. Dans tous les
cas, l’acheteur est prêt à payer une prime pour que l’opération se
réalise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nous l’avions écrit avec &lt;a href=&quot;http://www.cabinet-schmidt.avocat.fr/&quot;&gt;Dominique Schmidt&lt;/a&gt; dans notre
article l’ « &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/2007e_L_An_I_de_la_nouvelle_expertise_ind_pendante__r_flexion_critique_avec_D._Schmidt_RDBF__Sept-oct_2007.pdf&quot;&gt;L’An
I de la nouvelle expertise indépendante, réflexion critique&lt;/a&gt; »
:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, bien que l’expert utilise le montant de la « prime »
comme l’un des fondements de l’équité, rares sont les évaluations qui
s’efforcent d’en analyser le contenu. La pratique consiste le plus souvent à
effectuer une comparaison entre le prix payé avec une valeur dite
« intrinsèque » de l’entreprise calculée à partir d’un plan
d’affaires ne tenant pas compte des conséquences d’un changement de contrôle.
Une différence positive suffit à qualifier l’opération d’équitable alors que le
partage des synergies ou des améliorations prévisibles peut être totalement
déséquilibré en faveur de l’acquéreur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nous poursuivions en soutenant que l’impact d’un changement de contrôle sur
la valeur de l’entreprise doit retenir toute l’attention de l’expert dans ses
deux composantes possibles :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;valeur du contrôle&lt;/strong&gt; qui peut être définie comme la
différence entre (a) la valeur de l’entreprise « stand alone » à
l’issue d’un changement de stratégie opérationnelle ou financière et (b) la
valeur actuelle de la même entreprise telle qu’elle résulte du plan d’affaires
de la direction (c) multipliée par la probabilité d’occurrence de ce changement
(voir à ce sujet l’article de Aswath Damodaran, « &lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=837405&quot;&gt;The value of
control: implication for control premium, minority discounts and voting share
differentials&lt;/a&gt; »)&lt;br /&gt;
La &lt;strong&gt;valeur stratégique&lt;/strong&gt; qui est le montant espéré des
améliorations et des synergies qu’un acheteur spécifique serait en mesure de
créer multiplié (a) par le pourcentage attribué aux actionnaires de la cible à
l’issue de la négociation et (b) par la probabilité que la transaction
aboutisse et que les améliorations soient effectivement constatées.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Malgré le caractère subjectif et difficile de l’analyse (car seul le marché
est théoriquement en mesure d’intégrer parfaitement tous les scénarios
possibles) l’expert indépendant doit prendre une position sur la valeur
actuelle de l’entreprise. Son intervention s’inscrivant dans le cadre d’une
offre publique d’acquisition qui débouche le plus souvent sur un changement
dans la stratégie de l’entreprise ou bien la mise en œuvre de synergies, il ne
peut éviter une réflexion sur la nature et le montant de la prime payée par
l’acquéreur et la mettre en relation avec les synergies potentielles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’AMF n’a jamais pris une position très claire sur cet aspect essentiel qui,
comme l’a montré l’affaire Spérian, peut avoir des répercussions importantes
sur le prix. Si elle &lt;a href=&quot;http://www.amf-france.org/documents/general/7336_1.pdf&quot;&gt;recommande&lt;/a&gt; que
l’expert ait « accès aux données nécessaires à l’appréciation des
synergies attendues dans le cadre de l’opération étudiée », elle accepte qu’il
ne se prononce pas au motif que l’information n’est pas disponible.
Franchement, c’est un peu court, et on se demande à quoi sert l’expert s’il
n’est pas capable d’aller au delà de l’information qu’on lui donne !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc saluer l’initiative de &lt;a href=&quot;http://www.apei-experts.org/&quot;&gt;l’APEI&lt;/a&gt; (Association Professionnelle des
Experts Indépendants qui regroupe la quasi-totalité des experts qui
interviennent régulièrement dans le cadre de l’article 261-1 du RGAMF) qui
vient de publier des &lt;a href=&quot;http://www.apei-experts.org/attachments/File/Projet_de_recommandations_-_Synergies-17_03_2010.pdf&quot;&gt;
recommandations&lt;/a&gt; sur la prise en compte des synergies. Compte tenu de la
pratique actuelle, ces recommandations sont révolutionnaires :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;1. Les synergies doivent être systématiquement examinées par l’Expert
indépendant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La prise en compte des synergies est un des éléments d’appréciation
permettant à l’Expert indépendant de se prononcer sur le caractère équitable de
l’opération envisagée.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La description et l’analyse des synergies éclairent le jugement des
administrateurs de la Société dont les titres sont visés par l’opération, et en
particulier les administrateurs indépendants.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La description des synergies fait partie intégrante des éléments
contextuels qui doivent figurer dans le rapport de l’Expert.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Dans l’appréciation des synergies, l’Expert doit faire preuve de
transparence tant en ce qui concerne la nature, le chiffrage et les sources
d’information qu’il utilise, que sur l’intégration des synergies dans son
appréciation de l’équité du prix proposé.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il est important de noter que ces recommandations visent toutes les
situations, y compris celles où les parties viendraient à soutenir qu’il n’y a
pas de synergies. Il appartient à l’expert de rechercher pourquoi l’initiateur
accepte de payer une prime et, si cette prime est suffisante. Le bon angle est
de se mettre à la place d'administrateurs indépendants soucieux de l’intérêt
des actionnaires et, examiner si les termes de la transaction auraient été
aussi favorables si ces administrateurs avaient eux mêmes menés les
négociations.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des cas, il sera impossible de déterminer numériquement la valeur
des synergies et la façon de les partager entre le vendeur et l’acheteur, mais
le rôle de l’expert est au minimum de décrire le contexte transactionnel et
d’éclairer le conseil et les actionnaires sur les paramètres du débat. C’est
une question de transparence, condition essentielle au bon fonctionnement du
marché. Et ce point de vue, l’AMF devrait s’intéresser à cette question
lorsqu’elle prend sa décision de conformité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Billet mis à jour le 10 juin 2010&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/06/06/Synergies-potentielles-et-valeur-financi%C3%A8re-d-une-entreprise#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les nouvelles normes internationales d'Evaluation</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/06/03/IVSC</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cc3565e76f97199ef57e93e2432f53a0</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Jun 2010 00:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Finance</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L’I&lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/&quot;&gt;nternational Valuation Standards
Council&lt;/a&gt; (IVSC) publie aujourd'hui un exposé-sondage sur les nouvelles
&lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/pubs/exp_drafts/ivs_20100610.pdf&quot;&gt;Normes
Internationales d’Evaluation (International Valuation Standards&lt;/a&gt; ou IVS ).
Ces normes concernent l’évaluation de la plupart des actifs, y compris, pour la
première fois, celle des instruments financiers. Ces nouvelles Normes prennent
également en compte les évolutions récentes des International Financial
Reporting Standards (IFRS) pour l’application desquelles des travaux
d’évaluation d’actifs et de passifs sont de plus en plus nécessaires.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les régulateurs nationaux et internationaux avaient appelé à cette
amélioration des standards internationaux d’Evaluation. Dans sa déclaration sur
la consolidation du système financier international publiée à l'issue du Sommet
de Londres d’avril 2009, le G20 avait demandé clarté et cohérence dans
l'application de normes d'évaluation au niveau international.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les IVS identifient les concepts et les principes applicables à tous les
types d’évaluation afin d’en améliorer la cohérence et la transparence et de
renforcer la confiance des marchés à l’égard de ces travaux. La publication de
cet exposé-sondage ouvre une période de consultation internationale de trois
mois au cours de laquelle l’International Valuation Standards Board (IVSB)
recueillera les commentaires avec pour objectif de publier les nouveaux IVS
prévue en janvier 2011.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La bonne gouvernance donne plus de valeur à la fair value !</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/31/La-bonne-gouvernance-donne-plus-de-valeur-%C3%A0-la-fair-value-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4183869d5f473b31d4b703ffcc7f9eb6</guid>
    <pubDate>Mon, 31 May 2010 21:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;L'une des critiques adressées à la norme &lt;a href=&quot;http://www.fasb.org/st/summary/stsum157.shtml&quot;&gt;SFAS 157&lt;/a&gt; (Fair Value
Measurement) réside dans le caractère hautement subjectif des évaluations en
juste valeur dès lors que les hypothèses utilisées ne sont plus de &lt;a href=&quot;http://www.wikinvest.com/wiki/Level_1%2C_Level_2%2C_Level_3_Assets&quot;&gt;Niveau
1&lt;/a&gt; (données sur des marchés cotés et actifs), mais de &lt;a href=&quot;http://www.wikinvest.com/wiki/Level_1%2C_Level_2%2C_Level_3_Assets&quot;&gt;Niveau
2&lt;/a&gt; (hypothèses dérivées de données de marché comparables) ou, encore pire,
de &lt;a href=&quot;http://www.wikinvest.com/wiki/Level_1%2C_Level_2%2C_Level_3_Assets&quot;&gt;Niveau
3&lt;/a&gt; (hypothèses non observables sur un marché et formulées par le
management).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la crise, les entreprises ont eu de plus en plus tendance à abandonner
les deux premiers niveaux au profit du troisième avec la &lt;a href=&quot;http://www.amf-france.org/documents/general/8477_1.pdf&quot;&gt;bénédiction du
régulateur&lt;/a&gt;. Il faut dire que, dans bien des cas, les données de marché
n'étaient pas très probantes lorsqu'elles n'étaient pas carrément
inexploitables. Je ne les blâme pas car j'ai toujours été très sceptique à
l'égard des &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/2005y_Les_multiples__m_thode_d__valuation_ou_de_d_cryptage__Les_Echos_17_novembre_2005.pdf&quot;&gt;
méthodes analogiques&lt;/a&gt; que je considère comme particulièrement archaïques et
trompeuses. Reste que les actionnaires peuvent légitimement penser que les
chiffres qui leur sont fournis sont manipulés ou, au minimum, biaisés par la
subjectivité des managers. Il en résulte une asymétrie d'information
préjudiciable à la fiabilité de la valeur boursière.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment convaincre les investisseurs que les évaluations du management ont
été correctement effectuées ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1198142#%23&quot;&gt;étude&lt;/a&gt; (*)
portant sur l'industrie bancaire (il s'agit là bien sûr d'une des limites de ce
travail) dont un résumé vient d'être posté sur le &lt;a href=&quot;http://blogs.law.harvard.edu/corpgov/2010/05/31/fas-157-and-the-impact-of-corporate-governance-mechanisms/&quot;&gt;
blog&lt;/a&gt; de la Harvard Law School Forum on corporate governance and financial
regulation apporte une première réponse : un bon système de gouvernance
renforce la &amp;quot;value relevance&amp;quot; (**) de la fair value. Les auteurs utilisent
plusieurs critères de gouvernance dans leur analyse : l'indépendance du
conseil, l'expertise du comité d'audit, la fréquence des réunions de ce comité,
le pourcentage du capital détenu par des investisseurs institutionnels, la
taille de l'auditeur et le fait que l'on ait pas identifié de faiblesses dans
le contrôle interne au sens des articles 302 et 404 de la loi
Sarbanes-Oxley.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs conclusions sont les suivantes :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Les trois niveaux sont &amp;quot;value relevant&amp;quot;, le niveau 3 étant moins pertinent
que les autres.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La pertinence dépend de la qualité de la gouvernance de l'entreprise :
lorsque celle-ci est faible, la value relevance des niveaux 1 et 2 diminue
légèrement, et celle du niveau 3 devient insignifiante (c'est à dire qu'elle
perd toute signification aux yeux des actionnaires). En revanche, lorsque la
gouvernance est bonne, les valeurs issues d'hypothèses de niveau 3 retrouvent
une signification forte.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;The increase in asset valuations for each of the levels is consistent with
strong governance reducing information asymmetry and mitigating estimation
errors or reporting biases, and this is especially apparent for Level 3 assets
(i.e., unobservable, firm-generated amounts) where information asymmetry is
expected to be the highest.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Tout cela semble assez logique. J'ajouterais qu'il existe un moyen
supplémentaire de rassurer les investisseurs sur la qualité des évaluations
réalisées dans le cadre de SFAS 157 ou dans celui de nature similaire proposé
par l'IASB (voir mon &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2009/08/31/Quelques-r%C3%A9flexions-sur-le-projet-IASB-Fair-value-measurement&quot;&gt;
post&lt;/a&gt; sur ce projet) : c'est le recours à un expert
indépendant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;================================================&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*) Song, Chang Joon, Thomas, Wayne B. and Yi, Han , Value Relevance of FAS
157 Fair Value Hierarchy Information and the Impact of Corporate Governance
Mechanisms (August 13, 2009). Accounting Review, Vol. 85, No. 4,
2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(**) &amp;quot;The value relevance literature deals with the usefulness of financial
statement information in equity valuation. Examples of overall research
questions addressed in such studies are: How well do accounting figures measure
value? What ac- counting figures capture information about value? What
accounting figures can be used to predict value attributes? Can accounting
figures be used to predict future value?&amp;quot; (Henrik Nilsson)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/31/La-bonne-gouvernance-donne-plus-de-valeur-%C3%A0-la-fair-value-%21#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le nouveau code de gouvernance britannique</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/31/Le-nouveau-code-de-gouvernance-britannique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ea2ffb9b7e01095208fd0c84a4e43025</guid>
    <pubDate>Mon, 31 May 2010 07:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;A l’issue d’un processus de révision lancé au cours de l’année 2009, le
&lt;a href=&quot;http://www.frc.org.uk/&quot;&gt;FRC&lt;/a&gt; (Financial Reporting Council) vient de
publier le nouveau &lt;a href=&quot;http://www.frc.org.uk/images/uploaded/documents/UK%20Corp%20Gov%20Code%20June%2020102.pdf&quot;&gt;
code de gouvernance&lt;/a&gt; applicable aux entreprises cotées britanniques. On
rappelle que le FRC est le régulateur britannique indépendant responsable de la
promotion des meilleures pratiques de gouvernance et de reporting financier. A
ce titre, il propose aux entreprises cotées les règles de gouvernance dans une
logique de «&lt;a href=&quot;http://www.ifa-asso.com/download.php?module=documents&amp;amp;file_id=236&amp;amp;fichier_nom=document-236.pdf&amp;amp;name=document&quot;&gt;comply
or explain&lt;/a&gt;», c’est-à-dire que les entreprises sont libres de ne pas
accepter une ou plusieurs règles à la condition d’expliquer la raison de cette
non application et en quoi la règle qu’elles ont décidé de suivre leur permet
quand même d’atteindre les objectifs fixés par le régulateur.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Applicable à partir de juillet 2010, ce texte mérite d’être lu pour deux
raisons :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Il permet de se rendre compte de la pusillanimité de la France en matière
de gouvernance, pusillanimité illustrée par les efforts désespérés de beaucoup
de dirigeants pour nous expliquer que le système français est efficace et
qu’aller plus loin aurait des conséquences négatives sur la gestion des
entreprises. Les britanniques vont beaucoup plus loin que nous et ne sont pas
spécialement réputés pour mettre en place des systèmes de gouvernance
inefficaces ou théoriques.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Il traite sans détour du principal dysfonctionnement du système de
gouvernance révélés par la crise : l’immobilisme ou l’inefficacité du
rouage principal à savoir le conseil d’administration. Mal organisé, mal animé,
mal orienté, celui-ci n’a pas joué son rôle qui est de prendre en charge le
succès à long terme de l’entreprise. Certes, dans cette crise systémique, les
coupables sont nombreux. Mais si l’on accepte le principe qu’une entreprise est
dirigée par un conseil, la conseil doit être tenu pour responsable soit par son
action, soit par sa démission ou son incapacité à remplir son rôle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les modifications introduites par ce nouveau code poursuivent donc trois
objectifs :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Remobiliser le Conseil sur le succès à long terme de
l’entreprise&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’était une évidence, mais elle méritait d’être rappelée dès les premières
lignes :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Every company should be headed by an effective board which is
collectively responsible for the long-term success of the company ».&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans l’esprit du &lt;a href=&quot;http://www.frc.org.uk/documents/pagemanager/frc/Revised%20Turnbull%20Guidance%20October%202005.pdf&quot;&gt;
rapport Turnbull&lt;/a&gt;, la gestion des risques (en particulier ce que l’on
appelle l&lt;a href=&quot;http://www.kpmg.com/NZ/en/IssuesAndInsights/ArticlesPublications/Documents/Understanding-and-articulating-risk-appetite.pdf&quot;&gt;’appétence
au risque&lt;/a&gt;), le contrôle interne (et la revue de son efficacité) sont
clairement de la responsabilité du conseil dans un souci de protéger
l’entreprise et de pérenniser son développement :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« The board is responsible for determining the nature and extent of the
significant risks it is willing to take in achieving its strategic objectives.
The board should maintain sound risk management and internal control systems
»&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le conseil est responsable collectivement de la stratégie à long terme et
doit présenter dans le rapport annuel le « business model » de
l’entreprise, explication de la façon dont celle-ci compte créer et préserver
la valeur sur le long terme. Cette information n’est pas très différente de
celle qui est déjà exigée dans le « Enhanced Business Review » prévue
par la loi Britannique ou dans l’&lt;a href=&quot;http://www.frc.org.uk/images/uploaded/documents/Reporting%20Statements%20OFR%20web1.pdf&quot;&gt;Operating
and Financial Review&lt;/a&gt; proposée par le FRC. Il est important de souligner
qu’il s’agit du point de vue du conseil et non de celui des dirigeants
exécutifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Améliorer la qualité des délibérations et des décisions du
conseil&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait pertinemment que la bonne gouvernance résulte plus de la qualité des
comportements de ses acteurs que de la mise en place d’une organisation ou du
respect formels de quelques grands principes. Trop souvent la gouvernance se
réduit à du « box ticking », alibi trop souvent utilisé par les
entreprises françaises et accepté par nos médias et nos régulateurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’un des objectifs du FRC est de permettre aux conseils de délibérer
effectivement et d’éviter le «&lt;a href=&quot;http://www.answers.com/topic/groupthink&quot;&gt;Groupthink&lt;/a&gt; » . Pour cela, le
nouveau code de gouvernance préconise que la composition des conseils s’attache
à favoriser la diversité des compétences et des genres. On notera
l’approche : la féminisation des conseils n’est pas une question
d’égalité, mais d’efficacité. Ce que j’écrivais il y a deux ans pour les
traders (voir mon &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2008/04/19/Risque-et-hormones&quot;&gt;post&lt;/a&gt;
« risque et hormones » ) vaut aussi pour les conseils
d’administration.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autres principes favorisant une meilleure délibération ont été introduits
dans le nouveau code : le Président (fonction bien entendue séparée de
celle du Directeur général) est responsable de l’animation du conseil et doit
mettre en place une culture d’ouverture et de débat ; les administrateurs
non exécutifs ont un rôle dans le développement et la critique de la
stratégie ; la disponibilité des administrateurs doit être un critère de
sélection (on rappelle que le code britannique ne permet pas à un dirigeant de
siéger à plus d’un conseil d’une entreprise du FTSE 100).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;strong&gt;Mettre en place des mécanismes incitatifs pour aligner le board
et ses dirigeants sur le succès à long terme de l’entreprise et sur la
protection des intérêts des actionnaires.&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les principes de fixation de la rémunération des dirigeants incorporent à
présent la dimension à long terme qui a clairement fait défaut dans le passé
:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« The performance-related elements of executive directors’ remuneration
should be stretching and designed to promote the long-term success of the
company. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui semble plus révolutionnaire est la proposition de &lt;em&gt;soumettre
chaque année la nomination des administrateurs des sociétés du FTSE 350 au vote
de l'Assemblée Générale&lt;/em&gt;. Cette mesure est très cohérente avec l’ensemble
des dispositions qui visent à faire en sorte que les administrateurs se sentent
les représentants des actionnaires :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Whilst recognising that most shareholder contact is with the chief
executive and finance director, the chairman should ensure that all directors
are made aware of their major shareholders’ issues and concerns. The board
should keep in touch with shareholder opinion in whatever ways are most
practical and efficient. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;et le code précise que les administrateurs indépendants :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« should be offered the opportunity to attend scheduled meetings with
major shareholders and should expect to attend meetings if requested by major
shareholders »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;et que le senior independent director (sur le modèle duquel nous avons à
présent des &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/marches/020325522308.htm&quot;&gt;administrateurs
référents&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« should attend sufficient meetings with a range of major shareholders
to listen to their views in order to help develop a balanced understanding of
the issues and concerns of major shareholders »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Equilibre des pouvoirs, responsabilité, implication, leadership, efficacité,
ouverture : les anglais nous proposent une philosophie de la gouvernance
qui devrait nous faire réfléchir à notre pratique de la gouvernance
financière.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/31/Le-nouveau-code-de-gouvernance-britannique#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un rapport australien sur les recommandations adressées aux administrateurs</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/24/Un-rapport-australien-sur-les-recommandations-adress%C3%A9es-aux-administrateurs</link>
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    <pubDate>Tue, 25 May 2010 18:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
        <category>Gouvernance</category><category>Pratiques</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le CAMAC (Corporations and Markets Advisory Committee) qui dépend du
gouvernement australien avait été chargé d'examiner l'opportunité de faire des
recommandations aux administrateurs indépendants (Non executifs) sur la
meilleure façon de remplir leurs fonctions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion est négative, mais le &lt;a href=&quot;http://www.camac.gov.au/camac/camac.nsf/byHeadline/PDFFinal+Reports+2010/$file/Guidance_for_directors_Report_April2010.pdf&quot;&gt;
rapport&lt;/a&gt; qui a été réalisé par le CAMAC mérite d'être lu. Il constitue une
excellente synthèse des différents standards et &amp;quot;guidelines&amp;quot; sont applicables
dans les pays saxons en général et en Grande Bretagne en particulier. Certes,
notre système de gouvernance français est très différent de celui des anglais
et cette lecture pourrait sembler inutile à nos compatriotes. Cependant, bien
des aspects de la gouvernance britannique mériteraient d'être importés chez
nous (au moins la philosophie et les comportements !).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/24/Un-rapport-australien-sur-les-recommandations-adress%C3%A9es-aux-administrateurs#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le rôle de l’auditeur dans le rétablissement de la confiance des marchés</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/24/Le-r%C3%B4le-de-l%E2%80%99auditeur-dans-le-r%C3%A9tablissement-de-la-confiance-des-march%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Mon, 24 May 2010 10:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
        <category>Audit</category><category>Risque</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La crise de confiance des marchés contre laquelle luttent désespérément les
gouvernements est à la fois un indicateur de la profondeur du mal qui nous
affecte et l’une des raisons pour lesquelles nous semblons incapables d’en
sortir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l’a noté l’OCDE dans son rapport &lt;a href=&quot;http://www.oecd.org/document/48/0,3343,en_2649_34813_42192368_1_1_1_1,00.html&quot;&gt;
Corporate governance and Financial crisis&lt;/a&gt;, il est évident que les
dysfonctionnements de la gouvernance des institutions financières sont
largement responsables de la crise. Ce rapport souligne notamment les conflits
d’intérêt dans le processus de fixation des rémunérations des dirigeants,
l’incapacité des conseils à exercer correctement leurs responsabilités de
contrôle, la démission trop fréquente des investisseurs et enfin, élément
particulièrement mis en exergue, les déficiences des système de management des
risques et par conséquent de l’information donnée aux investisseurs sur cet
aspect critique de la gestion d’une entreprise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouver la confiance des marchés sera un processus long et difficile. Cela
passera par une information plus transparente et pertinente, et de ce point de
vue, les entreprises et les conseils d’administration doivent probablement
repenser leur communication financière et non financière afin de tenir
davantage compte de ce qui compte vraiment pour les actionnaires. A cet égard,
le &lt;a href=&quot;http://www.edelman.com/trust/2010/&quot;&gt;baromètre de la confiance
Edelman pour 2010&lt;/a&gt; montre l’évolution des esprits de 2006 à 2010 : la
performance financière qui arrivait en 3ème position dans les critères de bonne
réputation d’une entreprise passe en 10ème position. C’est la transparence et
l’honnêteté qui viennent en première position (avec un taux deux fois plus
important que celui attribué à la performance financière).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lorsque l’on parle d’information, on doit évoquer le rôle des auditeurs
(commissaires aux comptes en France) qui sont des agents de confiance pour les
investisseurs : leur fonction est en effet de certifier que les comptes
annuels (ou consolidés) sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle
du résultat des opérations de l'exercice écoulé, du patrimoine ainsi que de la
situation financière de la société (ou de l’ensemble des sociétés comprises
dans la consolidation) à la fin de cet exercice (article L.225-235 du code de
commerce).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré cette définition précise, le rôle exact de l’auditeur fait l’objet
d’un débat régulier qui redouble d’intensité lors des crises financières ou des
grands scandales comptables. Depuis 1974, on évoque régulièrement un
« &lt;a href=&quot;http://www.rackarspel.se/uploaded-files/p147.pdf&quot;&gt;expectation
gap&lt;/a&gt; » qui est l’écart entre ce que les utilisateurs des comptes
attendent de la part de l’auditeur et ce que ce dernier considère qu’il doit
faire compte tenu de la définition légale de ses responsabilités et des moyens
dont il dispose pour remplir sa mission.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce débat sur l’expectation gap recouvre en réalité &lt;strong&gt;deux
aspects&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier concerne le rôle de l’auditeur et la façon dont il est compris
par les utilisateurs de ses travaux. L’un des points les plus délicats concerne
l’identification des fraudes. L’investisseur considère que l’auditeur doit les
rechercher systématiquement et non pas simplement les dénoncer lorsqu’il en a
connaissance. De fait, la réglementation lui impose (au maximum) de porter à la
connaissance du comité d’audit les faiblesses significatives du contrôle
interne lorsque celles-ci concerne les procédures relatives à l’élaboration et
au traitement de l’information comptable et financière.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second aspect de l’expectation gap concerne l’adaptation de l’information
diffusée aux besoins des investisseurs. Il s’agit d’une question qui est à mon
avis beaucoup plus importante. L’information comptable et financière
permet-elle d’informer convenablement ses destinataires pour leur permettre de
prendre des décisions d’investissement ou de désinvestissement en toute
connaissance de cause ? Il est évident que la réponse ne peut pas être
positive :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l’information comptable est de plus en plus abondante. Jamais les rapports
annuels ou les documents de référence n’ont été aussi lourds. Or, on sait que
trop d’information tue l’information. Certes, la vie économique est complexe et
les comptes traduisent nécessairement cette complexité. Mais l’expression doit
rester pédagogique. C’est ce qui a conduit la SEC a publier un opuscule «
&lt;a href=&quot;http://www.sec.gov/pdf/handbook.pdf&quot;&gt;A Plain English Handbook :
How to create clear SEC disclosure documents&lt;/a&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les thèmes développés dans l’information aux actionnaires ne doivent plus
être exclusivement comptables et financiers. On a vu précédemment que les
attentes s’étaient transformées au cours du temps. Au delà des données sur les
aspects sociaux et environnementaux dont la diffusion a été rendue obligatoire
par la loi NRE, les investisseurs veulent mieux comprendre le business model de
l’entreprise, les principaux risques identifiés et la façon dont ils sont
traités, la politique de gestion des actifs de l’entreprise et en particulier
les actifs incorporels qui n’apparaissent pas au bilan, … Un certain nombre
d’initiatives internationales ont été lancées dans ce domaine afin d'encourager
la standardisation et la certification de ces informations non financière. Les
lecteurs intéressés sont invités à se reporter aux travaux du GRI (&lt;a href=&quot;http://www.globalreporting.org/Home&quot;&gt;Global Reporting
Initiative&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, les grands acteurs mondiaux de l’audit sont pleinement
conscients de la nécessité de faire évoluer leur rôle. On en veut pour preuve
la création du Global Public Policy Symposium (GPPS) qui regroupe les CEO des 6
plus grandes firmes d’audit mondial. Dès 2006, dans un document intitulé «
&lt;a href=&quot;http://www.globalpublicpolicysymposium.com/CEO_Vision.pdf&quot;&gt;Serving
Global Capital Markets and the Global economy: a View from the Ceos of the
international audit networks&lt;/a&gt; », on pouvait lire :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;The new model should be driven by the wants of investors and other users of
company information, and the information produced should be forward-looking,
even though it may be historical in fact. For example, the following measures
are all non-financial in character but are likely to be predictive, to varying
degrees, of how well a company will perform in the future: innovative success
(perhaps measured by patents recently awarded), measures of customer
satisfaction, product or service defects or awards, and measures of employee
satisfaction (perhaps approximated by turnover), among other non-financial
variables.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette vision conduirait l’auditeur à changer profondément sa manière de
travailler et de relater ses travaux à la communauté
financière :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;in an environment where fine distinctions can and will be made, consumers
and users may not be satisfied with being able to pay for and receive an “off
or on” or “comply/do not comply” audit opinion. (…) users of financial
information may demand from public companies the ability to receive more finely
nuanced opinions from auditors about the degree of a company’s compliance with
a given set of standards, or the relative conservatism of judgments compared to
peer groups. Or more boldly, investors even may want the auditor’s views about
the overall health and future prospects of the companies they audit&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il sera donc très intéressant de suivre les travaux du FRC (&lt;a href=&quot;http://www.frc.org.uk/index.cfm&quot;&gt;Financial Reporting Council&lt;/a&gt;) qui est le
régulateur indépendant chargé de promouvoir les pratiques de bonne gouvernance,
de définir les standards de l’information financière et de réguler la
profession des auditeurs en Grande Bretagne. Le 28 avril dernier, son CEO
Stephen Haddrill a posé très clairement la &lt;a href=&quot;http://www.frc.org.uk/press/pub2272.html&quot;&gt;question de la valeur ajoutée de
l’audit&lt;/a&gt; et la façon dont elle pourrait être améliorée. Il a indiqué que le
FRC publierait ses réflexions d’ici la fin de l’année.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le patron du FRC, &lt;strong&gt;quatre questions&lt;/strong&gt; méritent d’être
posées :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;La responsabilité des auditeurs à l’égard des actionnaires : comment
mieux aligner les auditeurs sur les intérêts de ces derniers ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La forme des rapports d’audit afin qu’ils soient plus utiles :
« can the auditor say more about how much risk is carried and about the
nature of the valuatios : are they central estimates or at the edge of
riskiness »?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le contenu des rapports annuel : faut-il être plus détaillé sur le
risque et le business model et l’auditeur peut-il apporter plus de confort sur
ces éléments?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La collaboration des auditeurs avec les autorités de régulation en évitant
bien sûr les conflits d’intérêt.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Reste à savoir comment favoriser cette transformation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entreprises sont-elles prêtes à payer davantage pour que leurs auditeurs
jouent ce rôle d’agent de confiance sur des questions essentielles pour les
investisseurs ? Cela n’est pas évident lorsque l’on voit les comités
d’audit chercher à tout prix à réduire les honoraires des firmes d’audit qui
sont pourtant les seules à pouvoir les aider à remplir leur fonction de
contrôle de manière indépendante.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auditeurs sont probablement partagés sur cette évolution. D’un coté, ils
aimeraient que leur rôle soit renforcé et surtout mieux reconnu, mais d’un
autre coté, ils ont conscience de la révolution culturelle qu’ils devraient
lancer. Ce sont généralement des gens prudents et conservateurs. Avides de
standards, ils se complaisent trop souvent dans les conclusions types que la
Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes (&lt;a href=&quot;http://www.cncc.fr/cncc.html&quot;&gt;CNCC&lt;/a&gt;) leur fournit. Leur formation comptable
ne les qualifie pas pour analyser la stratégie d’une entreprise ou même sa
dynamique financière dans une perspective prospective. Porter un jugement
« finement nuancé » pour reprendre la formule du GPPS est un objectif
qui paraît encore aujourd’hui assez utopique.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/24/Le-r%C3%B4le-de-l%E2%80%99auditeur-dans-le-r%C3%A9tablissement-de-la-confiance-des-march%C3%A9s#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Un nouveau paradigme financier pour mieux comprendre le fonctionnement des marchés</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/23/Un-nouveau-paradigme-financier-%3A-r%C3%A9ponses-%C3%A0-l-inefficience-des-march%C3%A9s</link>
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    <pubDate>Sun, 23 May 2010 00:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Finance</category>
        <category>Finance</category><category>Juste valeur</category><category>Techniques Evaluation</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je viens de lire le livre de Philippe Herlin « &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Finance-paradigme-Comprendre-l%C3%A9conomie-Mandelbrot/dp/2212546572&quot;&gt;Finance,
le nouveau paradigme&lt;/a&gt; » avec comme sous-titre : « comprendre
la finance et l’économie avec Mandelbrot, Taleb … ». Cet ouvrage est
intéressant (même s’il a été écrit dans une logique de vulgarisation qui
conduit l’auteur à être parfois trop caricatural) car il évoque de manière
assez claire les nombreuses critiques dont la théorie financière classique a
fait l’objet, en particulier depuis la crise (voir le livre de Christian Walter
et Michel de Pracontal : &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Virus-B-Crise-Financiere-Mathematique/dp/2021003493&quot;&gt;Le
virus B&lt;/a&gt;) , et il présente les différentes théories alternatives qui
permettraient de mieux comprendre les mécanismes des marchés.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement à ce qui est parfois dit, le fonctionnement des marchés ne
suit pas une logique de Casino, mais une logique de &lt;a href=&quot;http://jeux-de-plateau.fr.pogo.com/jeux/monopoly&quot;&gt;Monopoly&lt;/a&gt;. Dans un
casino, la logique qui prévaut est celle de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_normale&quot;&gt;loi Normale&lt;/a&gt; pour laquelle le
hasard est probabilisable et, somme toute, « tranquille ». Toutes les
théories financières (comme l&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Efficience_du_march%C3%A9&quot;&gt;’efficience des
marchés&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_moderne_du_portefeuille&quot;&gt;théorie du
portefeuille&lt;/a&gt; ou le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_d'%C3%A9valuation_des_actifs_financiers&quot;&gt;
MEDAF&lt;/a&gt;) qui sont enseignées dans les meilleures écoles et sont utilisées
très largement par les professions financières s’appuient sur une vision
gaussienne de la vie économique.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l’observation du fonctionnement du marché financier contredit cette
approche : les variations de cours sont beaucoup plus importantes que ne
le laisse prévoir la loi Normale (voir mon post « &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2008/01/27/Volatilite-et-modele-devaluation&quot;&gt;Volatilité extrême et
validité de nos modèles d'évaluation&lt;/a&gt;s »). En réalité, le monde est plus
&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Distribution_de_Pareto&quot;&gt;parétien&lt;/a&gt; que
Gaussien. Le hasard est « sauvage » pour reprendre une expression
inventée par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Mandelbrot&quot;&gt;Mandelbrot&lt;/a&gt;. C’est
ainsi que le 7 mai 2010, l’indice CAC 40 a reculé de 4,6% pour regagner 9,66%
le 10 mai.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique va plus loin que la constatation d’une volatilité extrême.
Mandelbrot soutient que les marchés ont de la mémoire et que, contrairement à
la logique &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_brownien&quot;&gt;brownienne&lt;/a&gt; retenue pour
illustrer le comportement d’un cours, les valeurs ne sont pas indépendantes les
unes des autres. Par ailleurs, la valeur de marché d’une action est largement
déterminée par les anticipations que les investisseurs développent sur les
anticipations des autres investisseurs. On reconnaît ici les thèses d’&lt;a href=&quot;http://www.pse.ens.fr/orlean/&quot;&gt;André Orléan&lt;/a&gt; sur les comportements
mimétiques et l’approche autoréférentielle de la finance, la théorie de la
réflexivité de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/George_Soros&quot;&gt;Soros&lt;/a&gt; ou
encore le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Concours_de_beaut%C3%A9_de_Keynes&quot;&gt;concours de
beauté de Keynes&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en résulte que la finance suit une logique de Monopoly, jeu dans lequel,
une fois que l’ensemble des hôtels a été distribué aux participants, il suffit
qu’un déséquilibre dans les gains se produise pour entrainer inéluctablement le
joueur le moins chanceux à la faillite car « l’argent va à l’argent ». La
logique de ce jeu répond à celle d’une loi de puissance dont la découverte
remonte à Pareto et dont l’intérêt pour la finance avait fait l’objet de
nombreux travaux, notamment depuis l’avènement de la nouvelle économie (on se
reportera avec profit au livre de Michael Mauboussin « &lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/More-Than-You-Know-Unconventional/dp/0231138709&quot;&gt;More
than you know : finding financial wisdom in unconventional places&lt;/a&gt;
»).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La finance d’entreprise a été elle même « contaminée par la finance
gaussienne ». Dans le chapitre qu’il consacre à ce sujet, Philippe Herlin se
livre à une critique virulente de la « tyrannie » ( ?) du WACC ou de
la fair value qui marque « la mainmise du marché sur l’entreprise ». Dans
son entreprise de démolition systématique, l’auteur procède à quelques
simplifications qui, au bout du compte, affaiblissent l’argumentation. Ainsi,
après avoir expliqué que le risque est « dangereusement sous-estimé »
à partir d’arguments qui n’ont pas grand-chose à voir avec la théorie
financière, l’auteur dénonce un « WACC de 10-15% » conduisant les
entreprises à viser un &lt;a href=&quot;http://www.sfev.org/public/Articles/article_roce_et_ifrs_3.2_nov_04.pdf&quot;&gt;ROCE&lt;/a&gt;
(Return on capital Employed) supérieur à ce mythique 15% (que je ne sais quel
abruti a sorti de son chapeau).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même on sera heureux d’apprendre que la Fair Value «stipule que les
actifs doivent être valorisés dans les bilans des grandes entreprises (…) à
leur prix de marché » ! L’auteur qualifie les goodwill d’ « actifs
pourris » qui « n’ont rien à envier à ceux des banques » et
propose leur « disparition (leur non inscription à l’actif du bilan,
l’entreprise achetée est simplement inscrite à l’actif à son coût
d’acquisition) » (sic !). Pour une présentation plus ...&amp;quot;traditionnelle&amp;quot;,
voir mon &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/Juste_valeur_RTDF_Janv09.pdf&quot;&gt;article&lt;/a&gt; sur le
sujet.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rerolle.eu/public/Images/Finance_autruchienne.png&quot; alt=&quot;finance autruchienne&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;finance autruchienne, mai 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ces critiques, des tentatives de rafistolage de la théorie classique
ont été entreprises (le model ATP de Ross, le « 3 factor model » de
Fama-French, les modèles GARCH qui épaississent la queue de distribution de la
courbe de Gauss lorsque la volatilité augmente). Mais ces approches reposent
toujours sur la base vérolée de la finance « normale ». Par peur du
changement ou par paresse, la finance dite moderne s’arc-boute à des théories
manifestement dépassées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'il faudrait à présent l'appeler &amp;quot;&lt;strong&gt;l'école autruchienne de
la finance&lt;/strong&gt;&amp;quot; !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réalité, on n’échappera pas à une révision radicale de nos approches.
Mais le livre de Philippe Herlin ne fait qu’esquisser quelques pistes sans
présenter ce « nouveau paradigme » promis dans le titre.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont ces pistes ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fractale&quot;&gt;finance
fractale&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui est une lecture renouvelée du fonctionnement des
marchés. Mais les lois d’échelle (ou de puissance) ne permettent pas de prendre
des décisions. Mandelbrot ne propose pas de théorie alternative :
« Je dénonce les charlatans, dont les prévisions sont objectivement
fausses, mais je n’ai pas, dit Mandelbrot, l’intention de devenir moi-même un
charlatan de rechange », et il rajoute : « Ne comptez pas sur mes
conseils pour gagner de l’argent à la Bourse ; mais en attirant votre
attention sur le Hasard sauvage qui détermine les prix, je vous éviterai
peut-être de faire faillite ». (Voir le &lt;a href=&quot;http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2009/05/la-le%C3%A7on-de-hasard-du-pr-mandelbrot.html&quot;&gt;
blog&lt;/a&gt; de Guy Sorman)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;la finance comportementale&lt;/strong&gt; qui intègre les biais
psychologiques dans l’analyse financière. Sur cet aspect, le lecteur peut se
reporter à la &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/presentations/Finance_dans_un_marche_imparfait.pdf&quot;&gt;présentation&lt;/a&gt;
que j’ai faite dans le cadre d’un cours de finance donné à l’ENSAE en décembre
2009. On trouvera également sur Wikipédia une liste impressionnante de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_cognitive_biases&quot;&gt;biais
cognitifs&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Une meilleure gestion du risque.&lt;/strong&gt; A cet égard, Taleb
conseille de se focaliser sur les conséquences d’un événement (qu’il est
toujours possible d’envisager) plus que sur sa probabilité d’occurrence (qu’il
est impossible d’estimer). Autre idée qui retrouve une certaine vigueur depuis
la crise financière : celle qui consiste à ne pas mettre ses œufs dans le
même panier. Il est bon d’avoir des activités peu risquées (logique gaussienne)
aux cotés d’activités plus risquées (obéissant à une logique de loi de
puissance). C’est le retour à la bonne vieille &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Matrice_BCG&quot;&gt;matrice stratégique du BCG&lt;/a&gt; et la
fin des critiques habituellement adressées aux stratégies de &lt;a href=&quot;https://www.mckinseyquarterly.com/A_new_look_at_diversification_1393&quot;&gt;diversification&lt;/a&gt;
ou de conglomérat. De même, après avoir vanté les mérites de la discipline
créatrice de l’endettement, on revient à une conception plus prudente qui
consiste à financer les activités risquées avant tout par des fonds
propres.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La théorie des &lt;a href=&quot;http://paradox.blog.tdg.ch/archive/2009/11/03/les-systemes-adaptatifs-complexes.html&quot;&gt;
systèmes adaptatifs complexes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. L’auteur ne fait qu’une brève
allusion à cette approche, mais nous pensons qu’il s’agit d’une percée
conceptuelle plus importante que la finance fractale. On se reportera sur ce
sujet à un article remarquable de Michael Mauboussin : « &lt;a href=&quot;http://www.capatcolumbia.com/Articles/Mauboussin%20-%20CAS.pdf&quot;&gt;Revisiting
market efficiency : the stock market as a complex adaptative
system&lt;/a&gt; »&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les différents papiers écrits par Philippe Herlin figurent sur son &lt;a href=&quot;http://www.philippeherlin.com/&quot;&gt;site&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/23/Un-nouveau-paradigme-financier-%3A-r%C3%A9ponses-%C3%A0-l-inefficience-des-march%C3%A9s#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Quelle est la prime de marché utilisée par les praticiens ?</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/22/Quelle-est-la-prime-de-march%C3%A9-utilis%C3%A9e-par-les-praticiens</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:988dcf3ed4ced98609d3cef7c2416546</guid>
    <pubDate>Sat, 22 May 2010 07:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Techniques</category>
        <category>Pratiques</category><category>Techniques Evaluation</category>    
    <description>    &lt;p&gt;On se souvient que Pablo Fernandez, professeur de finance à l'IESE
(Université de Navarre) avait écrit deux papiers sur les primes de risques
&amp;quot;académiques&amp;quot;. Le premier était une analyse des primes utilisées dans une
centaine d'ouvrages de finance publiés entre 1979 et 2008 (voir mon post
&amp;quot;&lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2008/07/03/La-prime-de-risque-%3A-faite-votre-choix&quot;&gt;La prime
de risque : faites votre choix&lt;/a&gt; !&amp;quot;). Le second présentait les résultats
d'une enquête réalisée auprès de 1000 professeurs de finance (voir mon &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2010/05/22/La%20prime%20de%20risque%20vue%20par%201000%20professeurs%20de%20finance&quot;&gt;post&lt;/a&gt;
sur cette enquête).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec beaucoup d'intérêt que l'on lira la &lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1609563&quot;&gt;troisième&lt;/a&gt;
étude que ce professeur consacre au sujet. Mais cette fois ci, il s'est
intéressé aux praticiens (les entreprises et les analystes) en leur demandant
quelle est la prime qu'ils utilisent en 2010 pour calculer la rentabilité
&lt;ins&gt;exigée&lt;/ins&gt; sur les capitaux propres (et celle qu'ils utilisaient en
2009) et quelles sont leurs sources. L'enquête s'est déroulée en avril 2010.
2460 réponses ont été reçues. 600 analystes et 900 entreprises ont accepté de
répondre à cette question (une des faiblesses de l'étude réside dans le fait
que les réponses provenant d'entreprises espagnoles sont particulièrement
importantes). 1500 professeurs ont également répondu à l'enquête, mais leurs
réponses font l'objet d'un &lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1606563&quot;&gt;papier&lt;/a&gt;
différent.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le résumé donné par les auteurs de cette enquête que l'on peut
&lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1609563&quot;&gt;télécharger&lt;/a&gt;
sur le site de SSRN :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;The average MRP used by analysts in the USA and Canada (5.1%) was similar to
the one used by their colleagues in Europe (5.0%), and UK (5.2%). But the
average MRP used by companies in the USA and Canada (5.3%) was smaller than the
one used by companies in Europe (5.7%), and UK (5.6%). The dispersion of the
MRP used was high, but lower than the one of the professors: the average range
of MRP used by analysts (companies) for the same country was 5.7% (4.1%) and
the average standard deviation was 1.7% (1.2%). These statistics were 7.4% and
2.4% for the professors. On trouvera dans cette étude quelques éléments
intéressant sur les sources utilisées par les praticiens (même si les tableaux
comportent quelque fois des erreurs de somme...).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Une majorité de praticiens (44% des entreprises et 57% des analystes)
utilisent des références externes, livres ou articles. &lt;a href=&quot;http://pages.stern.nyu.edu/~adamodar/&quot;&gt;Damodaran&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.bvappraisers.org/contentdocs/Conference/Barad_ASA-Risk_Premia.pdf&quot;&gt;Ibbotson&lt;/a&gt;
sont les sources les plus utilisées (pour une présentation très complète du
sujet, on pourra se reporter à mon &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2010/02/21/Tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-prime-de-march%C3%A92&quot;&gt;
post&lt;/a&gt; du 21 février dernier). De manière plus inattendue, deux références
généralement présentées comme incontournables ne sont pratiquement jamais
utilisées (3 pour 1000) : Grabowski (l'auteur du Duff &amp;amp; Phelps Risk
Premium Report qui est présenté dans la &lt;a href=&quot;http://www.bvmarketdata.com/defaulttextonly.asp?f=dp%20Intro&quot;&gt;publicité&lt;/a&gt;
comme &amp;quot;the Best Source for Cost of Capital&amp;quot;... ) et Pratt.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/22/Quelle-est-la-prime-de-march%C3%A9-utilis%C3%A9e-par-les-praticiens#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La consanguinité des conseils d'administration du CAC 40</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/21/La-consanguinit%C3%A9-des-conseils-d-administration-du-CAC-40</link>
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    <pubDate>Fri, 21 May 2010 21:22:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
        <category>Gouvernance</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans un article intitulé &lt;a href=&quot;http://www.alternatives-economiques.fr/les-cumulards-du-cac-40_fr_art_633_49410.html&quot;&gt;
&amp;quot;les cumulards du CAC 40&amp;quot;&lt;/a&gt;, la revue Alternatives Economiques publie une
&lt;a href=&quot;http://www.alternatives-economiques.fr/fic_bdd/article_pdf_fichier/1274372604_cac40_3.swf&quot;&gt;
infographie&lt;/a&gt; intéressante qui illustre les liens entre les conseils
d'administration des entreprises du CAC 40 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rerolle.eu/public/Images/.Relations_entre_les_administrateurs_cac_40_s.jpg&quot; alt=&quot;Relations Cac40&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;Relations Cac40, mai 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique des administrateurs croisés dénoncée depuis le premier rapport
Viénot reste donc bien vivante ! La parité devrait bouleverser cette
situation dans les années à venir, à moins que l'on ne trouve un moyen plus
subtil de pérenniser cette pratique. C'est ainsi que Loïc Dessaint, directeur
associé de &lt;a href=&quot;http://www.proxinvest.com/index.php/fr/page/index.html&quot;&gt;Proxinvest&lt;/a&gt;, note
que :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;« Les gens envoient maintenant leur femme ou leurs enfants (...) Voilà
comment on voit Amélie Oudéa chez Lagardère ou Nicole Bouton chez
Pernod-Ricard. »&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Au-delà de l'aspect critiquable et agaçant du copinage, cette situation est
préoccupante pour les entreprises concernées car elle soulève des questions
graves :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celle de la &lt;strong&gt;représentativité&lt;/strong&gt; des conseils qui sont censés
être l'émanation des actionnaires et non des dirigeants des plus grandes
sociétés françaises.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celle de leur &lt;strong&gt;neutralité&lt;/strong&gt; qui est menacée par des attitudes
généralement complaisantes envers les autres &amp;quot;soi-même&amp;quot; ou dissuasives par une
stratégie &amp;quot;je te tiens, tu me tiens par la barbichette&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celle la &lt;strong&gt;disponibilité&lt;/strong&gt; des administrateurs car comment
imaginer que des cumulards même s'ils sont incontestablement brillants puissent
accomplir les &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2008/11/09/Une-nouvelle-edition-du-Vade-Mecum-de-l-administrateur&quot;&gt;tâches&lt;/a&gt;
de plus en plus lourdes requises par la fonction d'administrateur&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;celle de &lt;strong&gt;l'efficacité&lt;/strong&gt; des conseils car si la &lt;a href=&quot;http://ifa-asso.com/download.php?module=documents&amp;amp;file_id=205&amp;amp;fichier_nom=document-205.pdf&amp;amp;name=document&quot;&gt;
diversité&lt;/a&gt; des points de vue est créatrice de valeur, l'uniformité conduit
au phénomène de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Groupthink&quot;&gt;groupthink&lt;/a&gt; qui peut entraîner des
catastrophes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Alors comment limiter le cumul des mandats, en particulier lorsqu'il s'agit
d'un dirigeant d'une entreprise ? Je ne peux que réitérer la &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2009/09/28/Que-faire-face-au-cumul-des-mandats-dans-les-conseils-d-administration&quot;&gt;
proposition&lt;/a&gt; que j'avais faite en septembre dernier :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il s'agirait d'ajouter aux informations données dans le rapport annuel une
&lt;ins&gt;estimation du temps consacré par l'administrateur à ses différents
mandats&lt;/ins&gt; (en incluant tous les mandats y compris ceux qu'il possède à
l'étranger et dans de grandes associations, fondations ou organisations
professionnelles). &lt;em&gt;Exprimée en pourcentage de son temps de travail, cette
estimation serait purement déclarative et ne pourrait bien sûr pas dépasser
100% !&lt;/em&gt; Elle serait accompagnée du montant de la rémunération touchée pour
chacun des mandats déclarés.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette information annuelle permettrait de mieux comprendre qu'elles sont les
priorités de chaque administrateur et permettrait un contrôle plus efficace de
la part des actionnaires (et des salariés aussi ...) sur l'action et
l'implication des dirigeants et des conseils d'administration.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer cette idée devant quelques administrateurs
qui se sont empressés de changer de sujet ...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/21/La-consanguinit%C3%A9-des-conseils-d-administration-du-CAC-40#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/21/La-consanguinit%C3%A9-des-conseils-d-administration-du-CAC-40#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'expertise indépendante dans le cadre des restructurations financières des sociétés cotées</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/09/L-expertise-ind%C3%A9pendante-dans-le-cadre-des-restructurations-financi%C3%A8res-des-soci%C3%A9t%C3%A9s</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:332e8b3ad066a5e978671d883fe19aba</guid>
    <pubDate>Sun, 09 May 2010 17:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Techniques</category>
        <category>DCF</category><category>Dette</category><category>Entreprise en difficulté</category><category>Pratiques</category><category>Techniques Evaluation</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le Bulletin Joly Bourse de &lt;a href=&quot;http://www.lextenso.fr/weblextenso/revue/pdf?pdf=/Weblextenso/La-une-des-revues/pdfnews/BJB-02_2010.pdf&quot;&gt;
Mars-Avril 2010&lt;/a&gt; consacre sa rubrique &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/2010a_Debat_Faugerolas_Rerolle_Joly_Bourse.pdf&quot;&gt;Débat&lt;/a&gt; à un nouveau
type d'expertise indépendante assez différent de celle que l'on rencontre dans
le cadre de la réglementation boursière française : il s'agit d'une
&lt;a href=&quot;http://local.technicolor.com/SiteCollectionDocuments/Corporate/agm2010/THO010_AGE_COMPLET_FR_231209.pdf&quot;&gt;
expertise indépendante sur le plan de restructuration financière de
Technicolor&lt;/a&gt; (ex-Thomson).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les spécificités principales de cette opinion sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;elle porte sur l'intérêt du plan pour la Société et les actionnaires, ce
qui conduit à préciser cette notion par rapport au concept d'&amp;quot;intérêt
social&amp;quot;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;elle met en jeu des modélisations sophistiquées que l'on utilise
habituellement dans les &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2007/10/16/Lopinion-de-solvabilite&quot;&gt;opinions de viabilité ou de
solvabilité&lt;/a&gt;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;elle analyse les caractéristiques de la nouvelle dette afin de s'assurer
que celles-ci sont en ligne avec les pratiques du marché en matière de
restructuration financière;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;elle met en oeuvre une approche d'évaluation originale que j'avais &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2009/07/14/L-entreprise-en-restructuration-%3A-des-problematiques-d-evaluation-complexes&quot;&gt;
déjà exposé dans ce blog&lt;/a&gt;, à savoir &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/Distressed_firms_valuations_DEC09.pdf&quot;&gt;l'Adjusted Present
Value&lt;/a&gt;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;elle introduit pour la première fois de manière explicite dans une opinion
réalisée à l'occasion d'une opération publique le concept de &lt;a href=&quot;http://www.vernimmen.net/html/glossaire/definition_detresse_financiere_.html&quot;&gt;coût
de détresse financière&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier point est tout à fait fondamental lorsque l'on cherche à
déterminer la valeur d'une entreprise en difficulté. De manière très
surprenante, les évaluateurs confrontés à ce type de situation n'intègrent pas
cette dimension qui affecte pourtant la valeur de l'entreprise, celle de la
dette et par conséquent la valeur des capitaux propres. L'expertise effectuée
sur le Plan de restructuration Thomson présente de manière détaillée l'une des
façons d'intégrer explicitement la probabilité de défaut de l'entreprise et ses
conséquences dans une évaluation financière.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/09/L-expertise-ind%C3%A9pendante-dans-le-cadre-des-restructurations-financi%C3%A8res-des-soci%C3%A9t%C3%A9s#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.rerolle.eu/post/2010/05/09/L-expertise-ind%C3%A9pendante-dans-le-cadre-des-restructurations-financi%C3%A8res-des-soci%C3%A9t%C3%A9s#comment-form</wfw:comment>
      <wfw:commentRss>http://www.rerolle.eu/feed/atom/comments/515384</wfw:commentRss>
      </item>
    
  <item>
    <title>Comment éviter de prendre des décisions biaisées : interview de Michael Mauboussin</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/28/Comment-%C3%A9viter-de-prendre-des-d%C3%A9cisions-biais%C3%A9es-%3A-interview-de-Michael-Mauboussin</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a7a427e85e12c55b843aa36e67a4337f</guid>
    <pubDate>Sun, 28 Mar 2010 20:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Finance</category>
        <category>Finance</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Chief Investment Strategist chez Legg Mason Capital Management, &lt;a href=&quot;http://www.michaelmauboussin.com/&quot;&gt;Michael Mauboussin&lt;/a&gt; vient de publier son
troisième livre : &lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/Think-Twice-Harnessing-Power-Counterintuition/dp/1422176754/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1251122923&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;
Think Twice&lt;/a&gt;. Il s'agit d'un ouvrage qui porte sur la prise de décision et
ses biais comportementaux.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview passionnante donnée à James Surowiecki, chroniqueur du
&lt;a href=&quot;http://www.newyorker.com/&quot;&gt;New Yorker&lt;/a&gt;, il revient sur
l'application de ses idées aux décisions financières. Voir la &lt;a href=&quot;http://gouvernancefinanciere.blogspot.com/2010/03/comment-eviter-de-prendre-des-decisions.html&quot;&gt;
vidéo&lt;/a&gt; sur mon &lt;a href=&quot;http://gouvernancefinanciere.blogspot.com/&quot;&gt;blog
Gouvernance financière&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/28/Comment-%C3%A9viter-de-prendre-des-d%C3%A9cisions-biais%C3%A9es-%3A-interview-de-Michael-Mauboussin#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Pantouflage et conflits d'intérêts</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/26/Pantouflage-et-conflits-d-int%C3%A9r%C3%AAts</link>
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    <pubDate>Fri, 26 Mar 2010 08:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
        <category>Gouvernance</category>    
    <description>    &lt;p&gt;En septembre 2008, je consacrais un post à l'extraordinaire histoire du
&lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2008/09/07/Comment-desactiver-les-activistes&quot;&gt;combat mené par un
activiste américain&lt;/a&gt; (David Einhorn) contre les pratiques comptables d'une
société financière (Allied Capital), histoire dans laquelle la SEC avait
apparemment été assez peu diligente.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La réalité était encore pire !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/03/22/AR2010032203820_pf.html&quot;&gt;
Washington Post&lt;/a&gt; du 23 mars 2010 révèle le contenu d'un rapport de la SEC
sur la procédure qui a été suivie durant les 18 mois d'enquête. L'un des points
soulevés par ce rapport est celui des conflits d'intérêts créés par la pratique
de &amp;quot;revolving door&amp;quot; (en français : &amp;quot;pantoufage&amp;quot;) des anciens de la SEC. Il
apparaît que le manque d'empressement de la SEC dans cette affaire et la
mauvaise foi qui l'a conduit à tenter de s'en prendre à Einhorn s'expliquent en
partie par l'influence d'anciens de la SEC recrutés chez Allied Capital et ses
avocats, soit avant l'affaire soit après.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Les techniques d'évaluation : pratique et limites</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/14/Les-techniques-d-%C3%A9valuation-%3A-pratique-et-limites</link>
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    <pubDate>Sun, 14 Mar 2010 08:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Techniques</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'ai fait une conférence sur &lt;strong&gt;l'évaluation en (temps de) crise
?&lt;/strong&gt; dans le cadre d'un séminaire de stratégie de &lt;a href=&quot;http://www.telecom-em.eu/#n=accueil&quot;&gt;Telecom Ecole de Management&lt;/a&gt;. La
présentation est téléchargeable &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/public/presentations/Telecom_Evaluation_d_entreprise_JF_Rerolle.pdf&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le jugement et les décisions d'un individu sont altérés par l'exposition au luxe</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/13/L-exposition-au-luxe-alt%C3%A8re-t-il-le-jugement-et-les-d%C3%A9cisions</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 20:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
        <category>Gouvernance</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans une étude intitulée « &lt;a href=&quot;http://www.hbs.edu/research/pdf/10-034.pdf&quot;&gt;The Devil Wears Prada? Effects of
Exposure to Luxury Goods on Cognition and Decision Making&lt;/a&gt; », deux
professeurs de la Harvard Business School, Roy Y.J. Chua et Xi Zou relatent
leurs expériences dans ce domaine. Leur travail montre qu'une simple exposition
à des produits de luxe augmente la propension d’un individu à donner la
priorité à son intérêt propre sur ceux des autres, ce qui affecte ses prises de
décisions.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il ne faut pas tirer la conclusion rapide que l’exposition au luxe
conduit nécessairement les individus à avoir des comportements immoraux ou
anti-sociaux:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;In the midst of the current global economic crisis, people are outraged by
highly paid executives living on the lap of luxury but continue to make
self-serving decisions while ignoring the plight of others (The Economist,
2009). One commonly proffered explanation is that these executives lack a moral
compass, leading them to care only about themselves to the extent of hurting
others. Our findings offer another perspective – the fact that these executives
are surrounded by luxury did not help their decision making to be more
others-oriented. Yet their seemingly “immoral” decisions stem not so much from
real tendency to hurt others but more from over self indulgence. Perhaps
limiting corporate excesses and luxuries might indeed be a step toward getting
executives to behave more responsibly.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ceci étant dit, on ne peut s’empêcher de penser que cette analyse, utile du
point de vue de la gouvernance financière, est probablement applicable au monde
politique. La culture « bling-bling » pourrait expliquer les
comportements de certains hommes politiques …&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'IVSC publie une révision de son guide sur l'évaluation des actifs intangibles</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/04/L-IVSC-publie-une-r%C3%A9vision-de-son-guide-sur-l-%C3%A9valuation-des-actifs-intangibles</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e2fa6caefee80f1ec0e9161fcd2d288a</guid>
    <pubDate>Thu, 04 Mar 2010 09:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Actualité de l'évaluation</category>
        <category>IFRS</category><category>Intangibles</category><category>Techniques Evaluation</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/index.html&quot;&gt;L'International Valuation Standards
Council&lt;/a&gt; qui s'est totalement &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/?q=ivsc&quot;&gt;rénové&lt;/a&gt; au cours des
deux dernières années et qui est présidé par Michel Prada vient de &lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/news/nr/2010/nr100301.html&quot;&gt;publier&lt;/a&gt; son premier
document majeur : &amp;quot;Guidance Note 4: The Valuation of Intangible Assets&amp;quot;
que l'on peut &lt;a href=&quot;http://www.ivsc.org/pubs/gn4-2010.pdf&quot;&gt;télécharger&lt;/a&gt; à
partir du site. Ce guide identifie les principales techniques d'évaluation
utilisées par les évaluateurs notamment dans le cadre de l'application des
IFRS. J'avais fait un certain nombre de &lt;a href=&quot;http://www.rerolle.eu/post/2007/09/23/De-nouveaux-standards-pour-la-valorisation-des-intangibles&quot;&gt;commentaires&lt;/a&gt;
sur l'exposure draft en 2007.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/04/L-IVSC-publie-une-r%C3%A9vision-de-son-guide-sur-l-%C3%A9valuation-des-actifs-intangibles#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Conflits d'intérêts et privatisation de France Télévisions Publicité</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/04/Conflits-d-int%C3%A9r%C3%AAts-et-privatisation-de-France-T%C3%A9l%C3%A9visions-Publicit%C3%A9</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Mar 2010 07:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Gouvernance</category>
        <category>Gouvernance</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Pour tous ceux qui n'ont pas lu les articles de &lt;a href=&quot;http://www.mediapart.fr/node/76689&quot;&gt;Mediapart&lt;/a&gt; sur l'affaire édifiante de
la cession de la régie publicitaire de France Télévisions, on pourra se
reporter utilement à une vidéo-éditorial qui est disponible sur &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xcfrzj_france-t%C3%A9l%C3%A9visions-publicit%C3%A9-un-cap_news&quot;&gt;
Dailymotion&lt;/a&gt; et qui résume bien les découvertes de Laurent Mauduit,
découvertes sur lesquelles la presse nationale est restée très silencieuse,
comme souvent lorsque sont mis en cause les pratiques du &amp;quot;capitalisme sauce
Fouquet's&amp;quot; pour reprendre l'expression du journaliste.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xcfrzj&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;316&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xcfrzj&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;FlashVars&quot; value=&quot;playerMode=embedded&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xcfrzj_france-t%C3%A9l%C3%A9visions-publicit%C3%A9-un-cap_news&quot;&gt;
France Télévisions Publicité: un capitalisme sauce Fouquet's&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais pas ce qui est le plus choquant. L'affaire elle-même ?
L'indifférence de tous ceux qui devraient demander des comptes ou au moins des
explications ? Le lâche silence des médias ? Nous sommes toujours
prêts à donner des leçons de bonne gouvernance au monde entier, mais nous
oublions deux de ses fondements essentiels : l'éthique et la
transparence.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/03/04/Conflits-d-int%C3%A9r%C3%AAts-et-privatisation-de-France-T%C3%A9l%C3%A9visions-Publicit%C3%A9#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la prime de risque de marché</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/02/21/Tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-prime-de-march%C3%A92</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:bca04fad5fbf04bf7fe73a35cd0c506f</guid>
    <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 22:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Techniques</category>
        <category>Finance</category><category>Techniques Evaluation</category>    
    <description>    &lt;p&gt;… ou presque !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://pages.stern.nyu.edu/~adamodar/&quot;&gt;Damodaran&lt;/a&gt; vient de
rééditer son étude sur &amp;quot;&lt;a href=&quot;http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1556382&quot;&gt;Equity Risk
Premiums (ERP): Determinants, Estimation and Implications - The 2010
Edition&lt;/a&gt;&amp;quot;. Il s'agit d'un document très complet sur le sujet dont la lecture
est recommandée, même si nous sommes revenus dans une situation plus saine que
celle que nous avons connue au moment de la chute de Lehman brother.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici son résumé sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.ssrn.com/&quot;&gt;SSRN&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Equity risk premiums are a central component of every risk and return model
in finance and are a key input into estimating costs of equity and capital in
both corporate finance and valuation. Given their importance, it is surprising
how haphazard the estimation of equity risk premiums remains in practice. We
begin this paper by looking at the economic determinants of equity risk
premiums, including investor risk aversion, information uncertainty and
perceptions of macroeconomic risk. In the standard approach to estimating
equity risk premiums, historical returns are used, with the difference in
annual returns on stocks versus bonds over a long time period comprising the
expected risk premium. We note the limitations of this approach, even in
markets like the United States, which have long periods of historical data
available, and its complete failure in emerging markets, where the historical
data tends to be limited and volatile. We look at two other approaches to
estimating equity risk premiums – the survey approach, where investors and
managers are asked to assess the risk premium and the implied approach, where a
forward-looking estimate of the premium is estimated using either current
equity prices or risk premiums in non-equity markets. We also look at the
relationship between the equity risk premium and risk premiums in the bond
market (default spreads) and in real estate (cap rates) and how that
relationship can be mined to generated expected equity risk premiums. We close
the paper by examining why different approaches yield different values for the
equity risk premium, and how to choose the “right” number to use in
analysis.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.rerolle.eu/post/2010/02/21/Tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-la-prime-de-march%C3%A92#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Evaluations dans les fonds d’investissement : les dangers du mégotage</title>
    <link>http://www.rerolle.eu/post/2010/02/21/Evaluations-dans-les-fonds-d%E2%80%99investissement-%3A</link>
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    <pubDate>Sun, 21 Feb 2010 14:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Actualité de l'évaluation</category>
        <category>Hedge funds</category><category>IFRS</category><category>Pratiques</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Avec la crise financière, l’évaluation des portefeuilles de titres est
devenue une préoccupation importante pour les fonds d’investissement (hedge
funds et private equity). Nombre d’entre eux doivent en effet procéder à une
estimation régulière de la valeur de marché de leurs lignes de participations
en vertu des normes comptables applicables (IFRS et US Gaap) ou pour le calcul
de leur NAV (Net Asset Value).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations professionnelles ont produit depuis plusieurs années des
guides à cet effet. On peut citer les &lt;a href=&quot;http://www.privateequityvaluation.com/&quot;&gt;guidelines de l’IPEV&lt;/a&gt; qui viennent
de faire l’objet d’une révision et qui sont appliqués par les firmes de capital
risque ou de private equity ou encore les &lt;a href=&quot;http://www.gipsstandards.org/&quot;&gt;standards du GIPS&lt;/a&gt; (qui viennent également
d’être révisés) et qui ont été &lt;a href=&quot;http://www.afg.asso.fr/index.php?option=com_docman&amp;amp;task=cat_view&amp;amp;gid=145&amp;amp;Itemid=237&quot;&gt;
entérinés par l’AFG&lt;/a&gt;, l’association des professionnels de la gestion pour
compte de tiers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en œuvre de cette évaluation est délicate. En effet, une majorité
des actifs à évaluer ne fait pas l’objet d’une cotation. Il est donc nécessaire
de recourir à des techniques d’évaluation plus subjectives (méthodes
analogiques lorsqu’il existe des actifs cotés comparables ou méthodes
intrinsèques comme les cash flows actualisés).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà des méthodes, se pose la question de savoir quel est le processus
retenu pour procéder à ces évaluations. Certains fonds considèrent que leurs
directeurs d’investissement sont les plus compétents pour effectuer ce travail.
Ne sont-ils pas responsables de l’acquisition, puis du suivi de leurs
participations ? Dans ces conditions qui d’autres qu’eux pourrait avoir
une meilleure vision des perspectives de rentabilité future du titre à
évaluer ? Cette conception est celle qui est défendue par les
professionnels de l’investissement en France.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vision diamétralement opposée consiste à dire que l’on ne peut pas à la
fois gérer une participation et avoir une vision objective de sa valeur. Que
les fonctions de gestion et d’évaluation (et de contrôle) doivent
nécessairement être séparées. Aux Etats-Unis, la volonté de régler ce conflit
d’intérêt latent a conduit les fonds ou les administrateurs de fonds à recourir
de manière plus régulière à des experts indépendants.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux approches principales ont cours :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première consiste à demander à un expert de se prononcer régulièrement
sur la valeur des participations en effectuant sa propre analyse sur la base du
dossier d’investissement et après des discussions approfondies avec le
directeur de participation concerné. Même si les diligences réalisées sont
moins importantes que celles qui sont effectuées dans une évaluation
traditionnelle, ce travail aboutit à une véritable opinion.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde approche consiste pour le fonds à effectuer lui même le travail
d’évaluation suivant les principes recommandés par la profession, puis à le
soumettre en tout ou partie à la revue d’un expert. Celui-ci se prononce sur la
procédure suivie, sur la méthode retenue ou encore sur la vraisemblance du
résultat. Dans les deux cas, il ne refait pas le travail du fonds, mais donne
ce que l’on appelle une assurance négative. Les expressions utilisées sont
généralement les suivantes :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La détermination (de telle ou telle partie de la méthodologie) a fait
l’objet d’une revue par un évaluateur professionnel indépendant&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un évaluateur professionnel indépendant a été consulté dans le cadre d’une
assistance méthodologique pour la détermination (de telle ou telle partie de la
méthodologie)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;An independant valuation firm provided third party valuation consulting
services to the board of Directors which consisted of certain limited
procédures that the company ‘s board of Directors identified and resquested
them to perform. Upon completion of the limited pocedures the independant
valuation firm concluded that the fair value of those investments subjected to
the limited procédures did not appear to be unreasonable.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, on peut trouver une grande variété de situation
intermédiaires : de véritables travaux d’évaluation portant sur les
participations les plus délicates à évaluer, des validations d’hypothèses clés
dans la mise en œuvre des méthodologies, etc…&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour des raisons bien compréhensibles de coût, les fonds d’investissement
peuvent avoir tendance à recourir à la prestation minimale de l’assurance
négative. Mais cette décision peut se montrer contre-productive comme le montre
&lt;a href=&quot;http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1372807/000114420409064515/v168998_8k.htm&quot;&gt;
l’exemple&lt;/a&gt; récent de &lt;a href=&quot;http://www.kohlbergcapital.com/index.html&quot;&gt;Kohlberg Capital&lt;/a&gt;. Bien que
déclarée « non déraisonnables » par son évaluateur indépendant, ses
évaluations ont été &lt;a href=&quot;http://goingconcern.com/2009/12/deloitte-changes-its-mind-on-kohlberg-capitals-ability-to-value-its-investments/&quot;&gt;
remises en cause par son auditeur&lt;/a&gt; pour l’exercice 2008 et les deux premiers
trimestres 2009.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs &lt;a href=&quot;http://finance.yahoo.com/news/Pomerantz-Firm-Files-pz-2883758952.html?x=0&amp;amp;.v=1&quot;&gt;
class actions&lt;/a&gt; ont été depuis lancées contre Kohlberg Capital pour
représentation frauduleuse de la valeur de son portefeuille :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;The complaint charges that Kohlberg and its two top executive officers
violated the federal securities laws by issuing false and misleading financial
statements during the Class Period. The complaint alleges that defendants
violated Generally Accepted Accounting Principles by failing to properly
account for the fair value of its investment portfolio. The complaint further
alleges that the Company misrepresented its efforts with its auditor, Deloitte
and Touche LLP (&amp;quot;Deloitte&amp;quot;), to resolve issues regarding the Company's fair
value accounting. When these allegations came to light, the market value of
Kohlberg securities dropped, damaging investors.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette affaire va certainement conduire la SEC a s’intéresser davantage à
l’évaluation des actifs illiquides des sociétés d’investissement. Même si elle
se déroule aux Etats-Unis, elle met en perspective les débats qui ont encore
cours au sein des instances européennes sur la directive AIFM. La &lt;a href=&quot;http://ec.europa.eu/internal_market/investment/docs/alternative_investments/fund_managers_proposal_en.pdf&quot;&gt;
version originale&lt;/a&gt; proposée par la Commission prévoyait dans son article 16
le principe du recours systématique à un évaluateur
indépendant :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;AIFM shall ensure that, for each AIF that it manages, a valuator is
appointed which is independent of the AIFM to establish the value of assets
acquired by the AIF and the value of the shares and units of the AIF.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Mais les lobbies des fonds ont été particulièrement efficaces à l’égard du
Parlement puisque la &lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/econ/dv/796/796533/796533xm.pdf&quot;&gt;
proposition&lt;/a&gt; du rapporteur Jean-Paul Gauzès écarte ce principe
d’indépendance de l’évaluateur et, en tout état de cause, exclut les fonds de
private equity de l’application de cette disposition :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;IFM shall ensure that, for each AIF that it manages, a valuator is appointed
to establish the value of assets acquired by the AIF and the value of the
shares and units of the AIF. AIFM and depository are jointly responsible for
proper valuation of AIF assets as well as for the calculation of the net asset
value of the AIF. This responsibility shall not be affected by the delegation
to third party. This Article shall not apply in respect of an AIF which is a
private equity fund.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le dernier texte de compromis du conseil européen (la &lt;a href=&quot;http://www.fvca.fi/UserFiles/fvca/File/julkaisut/AIFMD_EU_puheenjohtajamaan_Espanjan_muutosehdotukset_direktiiviluonnoksesta_1_2_2010.pdf&quot;&gt;
troisième (!) mouture&lt;/a&gt; qui date du 1er février 2010) semble plus soucieux de
prévenir les conflits d’intérêt et favoriser la transparence à l’égard des
investisseurs :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;The AIFM shall ensure the independence of the valuation function when the
AIFM receives a fee, commission or other payments which is directly or
indirectly linked to the performance of the AIF irrespective of whether the
valuation function is performed by the AIFM or by an external valuer. In all
other cases the AIFM shall ensure the independence of the valuation function in
view of the nature, scale and complexity of each AIF that it manages.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Reste à savoir quelle est la version qui l'emportera. Il est certain que
l'obligation de recourir systématiquement à un expert indépendant n'est plus
d'actualité (et, en tout état de cause était impraticable). Mais il faudra que
les fonds trouvent le moyen de donner des garanties de professionnalisme et
d'impartialité à leurs investisseurs. Dans tous les cas litigieux (ou à fort
enjeu), le recours à un expert indépendant s'imposera. Mais demander à un
&amp;quot;expert&amp;quot; un coup de tampon n'est pas une solution. Et comme disent les
américains,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rerolle.eu/public/Divers/peanuts_monkey.png&quot; alt=&quot;monkey&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;monkey, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;if you pay peanuts, you get monkeys&amp;quot; !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
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    <title>Les actionnaires minoritaires sont-ils suffisamment protégés ?</title>
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    <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 07:40:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Florent Rérolle</dc:creator>
        <category>Actualité de l'évaluation</category>
        <category>Etats-Unis</category><category>Fairness opinion</category><category>Fusions-Acquisitions</category><category>Valeur</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le &lt;a href=&quot;http://bit.ly/9FwvzY&quot;&gt;WSJ s'interroge&lt;/a&gt; aujourd'hui sur le
fait de savoir si les actionnaires minoritaires sont suffisamment protégés
notamment lorsqu'un initiateur qui a réussi à obtenir la majorité des actions
d'une entreprise entreprend une fusion qui aboutit à un squeeze out des
minoritaires. C'est un vieux débat que nous avons eu également chez nous
...&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.novartis.com/newsroom/media-releases/fr/2010/1369794.shtml&quot;&gt;récente
acquisition d'Alcon par Novartis&lt;/a&gt; lui fournit un cas d'école intéressant
qu'il faudra suivre dans les mois qui viennent : Nestlé a cédé le contrôle
de cette société pharmaceutique américaine pour 180$ par action. Novartis
possède à présent 77% et va procéder à une fusion avec la cible. Les
actionnaires minoritaires se voient offrir 2,8 actions Novartis, ce qui
équivaut à 158,9$ par action Alcon.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la prime de 12% que cette offre représente par rapport au cours
précédant l'annonce de l'opération, le &lt;a href=&quot;http://fr.finance.yahoo.com/actualites/novartis-le-comit-des-administrateurs-indpendants-d-alcon-est-furieux-qubourse-d94018036018.html&quot;&gt;
comité des administrateurs indépendants&lt;/a&gt; juge cette proposition
grossièrement inadéquate, notamment lorsqu'il compare les potentiels respectifs
des pipelines des deux entreprises. Mais cette opération est simplement soumise
à l'approbation majoritaire des actionnaires, ce qui ne sera qu'une formalité
compte tenu du pourcentage de détention du capital par Novartis.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une véritable attestation d'équité réalisée par un véritable expert
indépendant n'aurait-elle pas été utile ? En tout état de cause, cette
opération est loin d'être terminée, et comme l'indique le WSJ:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Now, a looming legal battle could hold the deal up at a cost to both sides,
destroying value and hurting both Novartis and Alcon's competitive
position.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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